Les Haras nationaux : créés sous Louis XIV par Colbert afin d’assurer la remonte de l’armée, ils furent supprimés lors de la révolution (1790) et rétablis par Napoléon 1er en 1806.
Construit en 1846, sous Louis-Philippe, le Haras national de La Roche-sur-Yon est l’un des plus récents de ceux érigés au XIXème siècle. Il présente la caractéristique d’avoir été construit dès l’origine pour abriter un haras. En effet, la plupart des haras établis au XIXème siècle sont plutôt des ensembles monastiques démantelés sous la Révolution et transformés en haras (Hennebont mais surtout Cluny, qui s’établit dans le plus grand ensemble monastique du monde), ou des bâtiments recyclés par les nécessaires évolutions induites par la révolution industrielle (Rosières aux Salines, dans l’ancienne manufacture royale de sel).
Occupé dès l’origine par les Haras nationaux, le Haras de la Vendée restera propriété de cette administration jusqu’en avril 2006, date à laquelle, à leur demande et à celle des professionnels de la filière cheval, il sera restitué au Conseil Général de la Vendée.
Sa vocation actuelle est de devenir un site culturel dédié au cheval, un centre de formation professionnelle aux métiers artisanaux liés au cheval (maréchalerie, sellerie-bourrellerie, restauration de voitures hippomobiles, …), un lieu de valorisation de chevaux nés et élevés en Vendée