Fiche consultée 1942 fois.


Auteurs: ENESAD, P. Guérin, M. Le Verger, J. Mos, L. Marnay
Màj Janvier 2011
Le fonctionnement de l’organisme est à l’origine de dépenses entraînant des besoins en éléments nutritifs : constituants énergétiques, protéines, minéraux, vitamines et eau.
L’alimentation doit donc être raisonnée afin d’assurer la couverture des besoins de votre cheval par les apports alimentaires.

Ils sont liés aux dépenses de l’organisme pour se maintenir en vie, sans variation de poids et sans production. Ils correspondent aux fonctions vitales (respiration, circulation sanguine…, déplacements spontanés, lutte contre le froid…).
Ils augmentent avec le poids de votre cheval. Il existe également une variation entre les animaux selon le sexe, la race, le tempérament, la valorisation individuelle de la ration, le climat, l’état général… Il faut donc en tenir compte dans l’élaboration de la ration alimentaire.
Exemple: Un hongre qui ne travaille pas n'a que ses besoins d'entretien à couvrir

Ils dépendent de la nature et de l’intensité de la production : travail musculaire, élaboration du fœtus, production laitière, croissance, engraissement…
Exemple: Une poulinière en lactation a des besoins de production importants.
Les besoins d’entretien et de production s’additionnent:
Besoins totaux = besoins d’entretien + besoins de production

L’énergie est le véritable carburant de votre cheval. Elle est indispensable au fonctionnement de l’organisme, au travail musculaire, à l’élaboration des tissus et des produits tels que le lait ou les muscles.
Les besoins énergétiques des chevaux sont exprimés en UFC (Unité Fourragère Cheval). Cette unité correspond à la valeur énergétique nette d’un kg brut d’orge de référence:
1 UFC = 2250 Kcal.
Les besoins énergétiques sont présentés dans les tables des apports journaliers recommandés éditées par l’INRA, en fonction du type de cheval et de sa production.
Exemple 1 : Une jument de selle de 500 kg de poids vif à l’entretien a besoin de 4,2 UFC / jour.
Exemple 2 : Une jument de selle de 500 kg de poids vif et produisant en moyenne 16 kg de lait par jour au cours du premier mois de lactation a un besoin énergétique journalier total de 9,2 UFC. Ceci est égal à la somme de 4,2 UFC pour l’entretien + 5 UFC pour la production laitière.
Il existe dans le monde d’autres systèmes d’expression de l’énergie chez le cheval. Par exemple, le système NRC développé par le National Research Council (NRC) aux Etats-Unis.

Les protéines sont un des constituants principaux de l’organisme (muscles, hormones…).
Les protéines sont apportées dans l’organisme, via la digestion, sous forme d’acides aminés. Ces derniers sont nécessaires au fonctionnement de l’organisme et à la synthèse de ses propres protéines. Certains acides aminés, dits indispensables, ne peuvent être fabriqués par le cheval et doivent donc être apportés par l’alimentation : lysine, thréonine….
Les besoins azotés sont exprimés en MADC (Matières Azotées Digestibles chez le Cheval), qui sont une évaluation de la quantité d’acides aminés digérés par kg brut d’aliment.
Les besoins azotés sont également présentés dans les tables des apports journaliers recommandés éditées par l’INRA en fonction du type de cheval et de sa production.
Exemple 1 : Une jument de selle de 500 kg de poids vif à l’entretien a besoin de 295 g de MADC / jour.
Exemple 2 : Une jument de selle de 500 kg de poids vif produisant en moyenne 16 kg de lait au cours du premier mois de lactation a un besoin azoté journalier de 1080 g de MADC. Ceci est égal à la somme de 295 g MADC pour l’entretien + 785 g MADC pour la production laitière.
De même que pour l’énergie, il existe d’autres systèmes d’évaluation des besoins en protéines dans le monde.
On distingue deux types de minéraux :
(exprimés en grammes) qui sont des constituants des tissus.
Exemple : Un cheval de selle de 500 kg à l’entretien a un besoin journalier de 25 g de Ca, 15 g de P et 12 g de Na.
(exprimés en milligrammes).
Présents en faibles quantités, ils sont indispensables au fonctionnement de l’organisme. Ce sont par exemple le Fer, le Cuivre, l’Iode…
Les besoins des chevaux en oligo-éléments sont mal connus; ils sont en grande partie déduits des normes admises pour d’autres espèces.
Les besoins vitaminiques du cheval et leur couverture sont mal connus.
Hormis les vitamines B et la vitamine D, le cheval est incapable de synthétiser les vitamines. Celles-ci doivent donc être apportées par les aliments de la ration. Les tables INRA présentent les apports journaliers recommandés.

Les besoins en eau du cheval sont couverts à la fois par l’eau de boisson et l’eau contenue dans les aliments.
La consommation d’eau dépend de la teneur en matière sèche de la ration et peut varier de 20 à 60 l/cheval/jour. Elle augmente avec l’activité physique, selon l’état physiologique (jument en lactation) ou encore avec la température ambiante.

Les fibres alimentaires sont composées de l’ensemble des glucides de la paroi des végétaux, majoritairement valorisées par la flore microbienne du gros intestin.
On estime le besoin minimum en fibres (pectine, cellulose, lignine…) entre 15 et 18% de la ration (exprimé en cellulose brute).
Les fibres sont indispensables au cheval car elles remplissent plusieurs fonctions :
Bien estimer les besoins est l’étape indispensable pour bien nourrir votre cheval.
Attention à la suralimentation!
Pour couvrir les besoins de votre cheval au plus juste, sans excès et sans carence, équilibrez la ration de votre cheval.