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Estimer la qualité des fourrages conservés destinés aux chevaux

Niveau de technicité : niveau de technicité

Auteurs : L. Marnay (Ifce), E. Doligez et C. Trillaud-Geyl (Ifce)

Mise à jour : Septembre 2018

 

Le fourrage constitue l'aliment principal du cheval. Il convient alors d'être capable de discriminer un bon d'un mauvais fourrage et de connaître les causes des altérations afin de les éviter quand c'est possible.

Les fourrages, aliment principal du cheval


Pour vivre, croître et produire (viande, lait, travail), chaque cheval a des besoins nutritionnels journaliers à satisfaire :

  • En énergie (exprimés en UFC = Unités Fourragères Cheval),
  • En protéines (exprimées en g de MADC = Matières Azotées Digestibles Cheval),
  • En minéraux et vitamines (exprimés en g, mg ou UI = Unités Internationales).

Pour son bien-être et le fonctionnement de son système digestif, le cheval doit disposer d'un temps de consommation, d'une quantité et qualité alimentaires que seuls les fourrages peuvent lui procurer.

Il faut distinguer dans le "bon" foin, sa qualité nutritionnelle et sa qualité sanitaire :

  • Un foin récolté à un stade avancé, caractérisé par une bonne qualité sanitaire mais une valeur nutritionnelle faible (plus fibreux), sera adapté aux chevaux à l'entretien ;

  • Un foin récolté précocement dans de bonnes conditions météo, aura potentiellement une bonne qualité sanitaire et une haute valeur nutritionnelle, et sera davantage adapté aux animaux à forts besoins (poulains en croissance, cheval au travail intense, poulinière en lactation...).

A retenir !

⇒ Le fourrage est indispensable au cheval pour son bien-être digestif et ses apports nutritifs.


⇒ Ne pas confondre qualité sanitaire
(sans moisissures, ni bactéries) avec valeur nutritionnelle (plus ou moins riche en protéines ou fibres).

 

Afin de connaître quelle part des besoins est couverte par les fourrages et quelle quantité de concentrés est nécessaire, il est primordial de connaître la valeur alimentaire de ceux-ci.

Par ailleurs, il est important de pouvoir estimer la qualité sanitaire des fourrages distribués, afin d'éviter les problèmes respiratoires et digestifs qui seraient liés à de mauvaises conditions de récolte et/ou de conservation.

L'observation sensorielle du fourrage acheté, puis distribué est donc indispensable. Elle doit idéalement être complétée par une analyse chimique, voire une analyse de conservation pour les fourrages humides, effectuées en laboratoire.

Facteurs de variation de la valeur alimentaire des fourrages


La qualité d'un fourrage dépend principalement :

  • Des espèces (graminées, légumineuses, espèces diverses...) qui le composent, dont les apports peuvent être très variables en termes de valeur alimentaire et de productivité ;

  • Du stade de développement au moment de la récolte : en général, plus cette dernière est tardive, plus la valeur alimentaire du fourrage récolté est faible - la proportion de feuilles diminuant au profit de tiges riches en cellulose (moins digeste) et très pauvres en protéines ;
  • Du cycle de développement : la deuxième coupe de la saison (appelée regain) est en général plus feuillue est plus riche en protéines ;

  • De la gestion des parcelles concernées : engrais et amendement, utilisation fauche/pâturage ;

  • Des conditions de récolte et de conditionnement : matériel utilisé et mode d'utilisation, météo (ensoleillement, température, hygrométrie...), temps posé au sol ;

  • Des conditions de stockage.

 


Remarque : Les légumineuses (trèfle, luzerne...) ont une valeur alimentaire plus constante dans le temps mais sont très sensibles à de mauvaises conditions de récolte (chute des feuilles).

Appréciation sensorielle d'un fourrage

 

Elle permet une approche de la qualité alimentaire et sanitaire du fourrage :

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Toutes ces observations offrent une approche de la qualité du fourrage considéré, permettant d'en écarter certains, impropres à la consommation, d'affiner son choix lors de l'achat, voire de négocier des tarifs. Néanmoins, seule une analyse chimique permet d'avoir une idée précise de la valeur nutritive du fourrage, afin de complémenter au plus juste (d'un point de vue alimentaire et économique) la ration du cheval en fonction de ses besoins alimentaires.

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