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Préparation à une présentation

Niveau de technicité :

Auteurs : N. Baudoin, B. Viaque, F. Grosbois, L. Marnay

Màj janvier 2011

Que ce soit lors d’un rassemblement officiel (concours d’élevage, compétition, vente …) ou chez soi, la présentation d’un cheval ne s’improvise pas la veille. Elle est le fruit d’une vraie préparation qui nécessite de la part du présentateur et vis à vis du client ou des juges, des connaissances techniques et un relationnel basé sur l’écoute et la confiance.

Objectifs

Pouvoir apprécier la conformation, les allures et les aptitudes d’un cheval dans de bonnes conditions et le plus objectivement possible tout en le comparant à ses congénères afin de le sélectionner et/ou de l’acquérir comme reproducteur, pour une utilisation précise (loisir, sport, course,…) ou à des fins commerciales.

Méthodes

Différentes manières de présenter un cheval sont employées : en main, en liberté, en longe, monté ou attelé. Elles sont fonction de la catégorie (âge, sexe) et de la discipline. Toutes nécessitent un apprentissage et une éducation.
Elles permettent d’évaluer la conformation, l’équilibre naturel, la souplesse générale, la qualité des allures (amplitude, étendue, irrégularités), la rectitude des aplombs, le tempérament et les aptitudes spécifiques (dressage, sauts, …)


Lorsqu'on présente un équidé chez soi, il faut donner la possibilité à l’acheteur d’observer le comportement du sujet présenté dans d’autres situations (box, van, douche, en groupe …) et lui permettre de constater la bonne tenue de l’ensemble de l’environnement (écurie, autres bâtiments et installations, prairies).

Présenter un cheval sain, identifié et vacciné


Tous les chevaux ou poneys doivent être présentés avec leur document d’identification (livret) validé ou leur certificat d’origine à jour des vaccinations obligatoires (grippe et la rage dans tous les départements déclarés infectés) ou conseillées (tétanos, rhinopneumonie).

Il faut présenter un équidé sain : évitez donc de présenter des chevaux récemment blessés, malades, maigres ou trop gras. Ils devront être indemnes d’une maladie contagieuse et exempts de tares ou de vices rédhibitoires.

Le toilettage

Complément naturel de son pansage, la toilette est nécessaire à la bonne présentation.


La tête

Couper aux ciseaux les longs poils disgracieux qui couvrent parfois les ganaches et l’auge. Les oreilles peuvent aussi être débarrassées des poils superflus avec des ciseaux bien affûtés.

Le toupet doit subir le même traitement choisi pour la crinière.

La crinière

La crinière n’est pas coupée à l’aide de ciseaux, mais raccourcie et égalisée avec un peigne. Une fois dégrossie, elle est affinée et égalisée par épilation à la main. Le passage de la têtière est habituellement rasé sur 3 ou 4 cm.

Le nombre de nattes (traditionnellement impair) et leur finition dépendent du sujet et de l’événement, concours de poulinière, de modèle, de compétition, etc.

La queue

Elle doit être soit affinée (épilation un à un des crins des faces latérales), soit nattée sur toute la longueur des dernières vertèbres coccygiennes.

La queue peut être raccourcie aux ciseaux afin que, en mouvement, elle descende d’environ un travers de main en dessous de la pointe des jarrets. Mieux vaut une queue « à tous crins » (non nattée) propre et bien peignée qu’une queue mal nattée.



Ne pas oublier que la crinière et la queue sont nécessaires au cheval pour lutter contre les insectes. Il faut donc laisser aux crins une longueur suffisante pour être opérationnels pendant les grosses chaleurs de l’été.

Les extrémités

Les crins des paturons peuvent être coupés s’ils sont abondants et longs. Il faut procéder alors de haut en bas avec des ciseaux courbés bien affûtés.

Éviter absolument de dégarnir complètement les oreilles et les fanons (ceux-ci jouent un rôle de « gouttière » du paturon et préviennent bien des crevasses) chez les chevaux qui vont régulièrement au pré car leur abondance est une protection naturelle.

La tonte

La tonte n’est pas indispensable pour les animaux d'élevage. Cependant, pratiquée à l’entrée de l’hiver pour les chevaux vivant en box, elle est régulatrice de l’équilibre thermique, peut favoriser l’assimilation des aliments, influe heureusement sur la forme et facilite la mue du printemps. Elle permet aussi de lutter contre les parasites externes.

Le parage ou la ferrure

La croissance de la paroi du sabot (avalure), nécessite un parage régulier qui peut s’effectuer très tôt, surtout dans le cas de défauts d’aplombs chez le poulain. La périodicité de parage dépend du sol, de l’animal, du mode de vie et des saisons.

Un cheval aux pieds trop longs, peu soignés ou mal ferrés, ne peut pas bien se présenter. Un cheval toiletté doit avoir les sabots « faits » (passage au pinceau d’onguent ou de graisse). Faire venir le maréchal- ferrant au moins une semaine avant un concours car les chevaux qui viennent juste d’être parés ont parfois les pieds sensibles et peuvent présenter des irrégularités passagères en mouvement, surtout sur un sol dur.

L'éducation


Depuis sa naissance, pendant le sevrage, puis pendant les différentes phases de débourrage, le cheval ou le poney a reçu progressivement un apprentissage qui l’a amené à être manipulé sans danger.

Le processus de présentation va leur permettre d’affiner leur éducation tout en diminuant leur stress.

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Disponibles à la librairie

  • Ouvrage Appréciation des chevaux et des poneys

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