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Entraînement : vers un langage commun

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Auteurs : P. GALLOUX (Phd, BEES 3 Equitation, Ecuyer du Cadre noir), G. BESSAT (BEES 3 Athlétisme, préparateur physique de cavaliers, consultant à l’ENE de Saumur pour la mise en place du suivi de la condition physique), P. MULL (BEES 2 Equitation, Ecuyer du Cadre noir et entraîneur du Pôle France jeune de concours complet)

Mai 2018

Lorsqu’on parle d’entraînement et de planification, on se rend compte fréquemment que les mots utilisés ne sont pas les mêmes pour tous et/ou que les entraîneurs ne donnent pas le même sens à chacun d’eux. Pour introduire l’ensemble de ces chapitres relatifs à la programmation, il nous a semblé important de définir en amont chaque terme utilisé afin de mieux se comprendre, d’unifier la terminologie entre nous et d’aller vers un langage commun dans les formations à venir.

Introduction

Chaque sport utilise une terminologie spécifique notamment dans le domaine technique. Mais en ce qui concerne l’entraînement beaucoup de termes sont communs pour désigner les schémas essentiels de planification et de programmation, le travail réalisé et les conséquences physiologiques et énergétiques liées. Sur l’aspect spécifique des disciplines équestres, il est également important que chacun s’accorde sur le sens des mots couramment utilisés pour désigner tel ou tel travail. S’entendre sur ce point est source de meilleure compréhension et progression à tous les niveaux de l’échelle de la pratique.

Pour que ce lexique soit accessible, lisible et utilisable par le plus grand nombre, nous avons classé les mots qui nous semblaient importants en 4 thèmes distincts :

  • Généralités du langage sportif

  • Planification et programmation

  • Physiologie et énergétique

  • Types de séance

Généralités du langage sportif

Compétition objectif : Objectif majeur de l’année ou de la demi-saison.

Compétitions intermédiaires : Compétitions de préparation dont une peut être une épreuve de « sélection » dans laquelle il faudra présenter un cheval à un niveau technique suffisant alors que le pic de forme n’est pas encore arrivé.

Confiance en soi : sentiment ou conscience que l'on a de sa propre valeur ou de ses compétences, dans lesquelles on puise une certaine assurance. Facteur essentiel de la performance.

Dimension motrice : analyse du comportement et de l’organisation des acquis et des habiletés permettant d’accomplir une tâche plus ou moins difficile en entraînement ou en concours dans la discipline.

Dimension affective : analyse de l’ensemble des phénomènes psychiques influant à la fois sur l'état propre de l'esprit, sur l’attitude, la vision de l’activité et de la discipline, la vision de l’environnement, la pensée et le comportement dans le monde connexe.

Dimension cognitive : analyse de l'ensemble des processus psychiques liés à l'esprit intervenant dans la pratique de la discipline. Ils englobent une multitude de fonctions orchestrées par le cerveau comme le langage, la mémoire, le raisonnement, la coordination des mouvements (praxies), les reconnaissances (gnosies), la perception et l'apprentissage ainsi que les fonctions exécutives regroupant le raisonnement, la planification, le jugement et l'organisation.

Dimension relationnelle : analyse de l’ensemble des relations entre les personnes intervenant sur la pratique, dans la préparation, l’entraînement ou lors des concours.

Equilibre de luxe : André THOMAS définit les activités sportives à "équilibre de luxe" comme étant celles impliquant de fortes rotations ou forces transmises par l'impulsion. Dans ces activités sportives, le placement du regard est important afin de stabiliser la tête et de transmettre l'information au reste du corps ("Posture et équilibration humaine" de Thierry PAILLARD).  La tonicité générale est également prépondérante pour limiter l’inertie des masses.

Facteurs de la performance : ils détaillent les attendus physiques, techniques, technico-tactiques, mentaux, sociaux et de maitrise de la chance…, permettant de fixer les objectifs à atteindre pour être performant.

Hygiène de vie : Ensemble des principes, des pratiques individuelles ou collectives visant à la conservation de la santé, au fonctionnement normal de l'organisme dans sa vie quotidienne aussi bien que pour la pratique d’une activité quelconque ou dite de haut niveau.

Logique interne : elle caractérise et spécifie une activité dans ses généralités. Elle étudie les dimensions : motrices, cognitives, affectives, relationnelles…

Sport de glisse : Utilisé dans le "management du sport" ("génération glisse"), ce terme définissant plutôt des activités « fun », de liberté, telles que le ski, le surf... dans lesquelles la proprioception est prépondérante pour l'équilibre. Certains auteurs qualifient l’équitation de sport de glisse du fait de la fluidité nécessaire dans les équilibres et les tracés notamment.

Planification et programmation

Affutage (affinage) : période terminale de préparation où l’on cherche à faire correspondre le pic de forme avec la compétition « objectif ».

Alternance travail / repos : principe qui consiste à alterner dans le microcycle et/ou dans un cycle le travail intensif avec une période plus légère à la fois pour récupérer et pour progresser. C’est cette alternance qui permet de transformer les acquis et de préparer l’organisme à une nouvelle séance ou période intensive. La récupération est un facteur de performance souvent trop négligé.

Charge d’entraînement : cumul d’efforts fourni pendant une séance d'entraînement donnée. Le calcul de la charge d'entraînement est basé notamment sur la consommation de sources d'énergie essentielles (glucides et protéines) pendant l'exercice. Il permet de comprendre le degré d’effort fourni lors d’une séance et peut être comparé d’une séance à l’autre.

Coût énergétique : quantité d'énergie dépensée pour assurer son métabolisme de base, le maintien de sa température interne corporelle, sa croissance et son activité musculaire dans la réalisation de son activité d’entraînement ou de compétition.

Cycles : séquençage du temps dans la période (quelques semaines) alors qu’un microcycle est le séquençage du temps dans le cycle. En général, on garde un rythme de 3 cycles intenses pour 1 cycle de « Repos Relatif ».

Entraînement : préparation régulière et méthodique à un exercice physique ou intellectuel. Amplificateur de capacité conduisant à l’accumulation de savoir-faire acquis par la répétition d'exercices et expériences dans différents paramètres modifiant la performance dans la discipline.

Fréquence de travail : intervalle de temps entre les exercices (répétitions) ou les séances à forte intensité (exemple : un galop tous les cinq jours).

Intensité du travail : dans une séance de galop par exemple, se définit par une vitesse ou une fréquence cardiaque ; elle est influencée par les conditions environnementales (météo, sol, vallonnement…).

Intervalle training : exercice d’entraînement qualifiant des séances consistant à faire de courtes périodes d’exercice intense associées à des périodes plus modérées voire de repos : par exemple un galop plus rapide de 30 secondes au milieu d'un galop plus modéré. Le HIIT (high-intensity interval training) redeviendrait la nouvelle forme d’entraînement dans de nombreux sports. Ce type d’effort permet de réaliser des séances très intenses en sollicitant le système cardio-vasculaire et musculaire en créant ainsi un déficit d’oxygène important ce qui va entraîner une dette d’oxygène.

Microcycle : séquençage du temps dans le cycle (généralement de quelques jours à une semaine). On reproduit souvent un même microcycle au cours d’un cycle ayant le même objectif.

Programmation : permet d’évaluer les moyens à mettre en œuvre pour organiser et se projeter dans l’avenir après avoir défini des objectifs réalisables pour le cavalier.

Planification : permet de rendre opérationnelle la programmation par l’organisation planifiée du travail en fonction des objectifs et de la période.

Période ou Macrocycle (séquençage) : séquençage du temps d’entraînement et de préparation à la compétition « objectif » sur la saison ou la demi-saison ; suite ordonnée des différentes périodes d’entraînement jusqu’à l’objectif. On distingue les périodes de développement, de pré-compétition, de compétition et de régénération.

Qualité : s’objective avec un jugement, une sensation, une facilité de réalisation, une conformité aux exigences attendues.

Quantité (Volume) : se mesure en temps de travail ou nombre de séries de répétitions.

Récupération : temps de repos complet ou partiel, permettant de récupérer en séance entre les répétitions, les séries (on définit une allure et un temps), entre chaque entraînement ou périodes d’entraînement ou suite à un concours. Elle est dite active quand elle effectué au trot ou au petit galop.

Récupération active : activité physique d’une certaine intensité que l'on pratique pour récupérer d’un effort juste en suivant la séance et également le lendemain. Elle s'oppose à la récupération passive qui intervient lors du sommeil, ou qui consiste à se reposer d’un effort en coupant l’activité physique pendant une période plus ou moins longue.

Récupération complète : ensemble des processus mis en œuvre permettant au cavalier de retrouver l'intégralité de ses moyens physiques initiaux.  La récupération semi-complète permet de recouvrir une partie de ses moyens et de ses réserves initiaux avant d’enchaîner à nouveau un ou plusieurs efforts.

Récupération différée : période de récupération après un concours ou une période de concours… Renforcement musculaire / musculation : pratiques destinées à améliorer les capacités de force, de résistance et d’endurance d’un muscle ou d’un groupe musculaire par l’enchaînement régulier de séries d'exercices adaptés. Le renforcement musculaire met en jeu en général le seul poids du corps sur tous les types de contraction. La musculation s’associe en général à l’ajout de charges externes (poids, machines…) dans tous les registres de contraction.

Répétition : nombre d’exercices ou de séquences de travail dans une série. Repos relatif : période d’activité moindre et contrôlée permettant de récupérer des microcycles précédents et de bonifier le travail effectué.

Restauration (désaturation) : temps de récupération favorisant l’élimination des déchets et donc la reconstitution des réserves et des capacités.Série : succession de plusieurs répétitions dans une séance.

Sous-entraînement : entraînement insuffisant qui abaisse le niveau des capacités propres et diminue le niveau de forme initial.

Surentraînement : entraînement excessif qui épuise les réserves métaboliques et diminue le niveau de forme initial.

Test d’effort : protocole réalisé par un cheval à partir de paliers effectués dans l’allure de compétition (par exemple de galop pour un cheval de concours complet) permettant de déterminer les paramètres d’entraînement et de suivre l’évolution de son niveau de préparation à partir d’éléments objectifs : par exemple pour les galops, la fréquence cardiaque moyenne par palier et des lactatémies intermédiaires. Il est généralement « submaximal » chez le cheval de sport.Volume de travail : quantité de travail correspondant en général à la durée d’exercice durant une séance.

Ancienne terminologie

Fractionné : l’entraînement fractionné ou par intervalles ou intermittent est une méthode d'entraînement sportif dont la séance est décomposée en plusieurs séquences de travail, répétitions ou cycles d'exercices alternant avec une phase de récupération.

Fartlek : exercice d'entraînement sportif consistant à alterner des phases de courses rapides et des phases plus lentes en fonction des configurations du terrain lors d’une séance d’entraînement de type capacité aérobie.

Fractionné continu : méthode d'entraînement dont la séance est composée d’un galop ininterrompu mais incluant des variations de vitesse et/ou d’allure sur des durées précises.

Intervalle long / intervalle court : exercices d’entraînement qualifiant des séances consistant à faire des périodes d’exercice par intervalle intenses puis modérées sur des durées plus ou moins longues.

Test triangulaire : test d’effort consistant à la réalisation de plusieurs répétitions de galop à allure définie, entrecoupées d’une courte période de récupération à allure et durée données.

Test rectangulaire : test d’effort consistant à un galop continu à allure et vitesse ou à intensité constante pendant un temps fixé (généralement 6 à 8 min chez le cheval de CCE).

Physiologie & énergétique

 Aptitudes physiologiques : capacité des différents mécanismes de fonctionnement des diverses fonctions vitales du cheval. On distingue les aptitudes métaboliques (métabolismes sollicités au cours de l’effort), énergétiques (réserves en lipides et glycogènes), cardiovasculaires (capacités cardiaques et de transport de l’oxygène) et pulmonaires (capacités ventilatoires).

ATP (Adénosine triphosphate) : substance utilisée par l’organisme pour fournir de l'énergie. Elément indispensable à la contraction musculaire constituant en réalité le "réservoir" d'énergie cellulaire, dans lequel la cellule puise pour réaliser l'ensemble de ses activités.

Acidose lactique : en tant que tel, est une complication grave liée au diabète correspondant à une accumulation excessive d'acide lactique dans le sang pouvant être mortelle. Chez le sportif on parle d’acidose lorsque l'organisme n’apporte plus suffisamment d'oxygène lors d’un exercice intense et que la concentration en lactate devient trop importante notamment lorsque la production dépasse les capacités de consommation et d’élimination.

Concentrique : sollicitation des muscles avec un rapprochement des insertions. Le muscle se raccourcit lors d’une phase active de traction ou de poussée. La force développée est supérieure à la résistance opposée.

Coût énergétique : quantité d'énergie utilisée par le cheval pour assurer son métabolisme de base, le maintien de sa température corporelle et son activité musculaire, lors d’un exercice ou d’un entraînement précis.

Cycle de Krebs : véritable « usine énergétique » de la cellule - découvert en 1937 par Hans Krebs-, cette succession de réactions chimiques permet de fabriquer de l’énergie par les dégradations du pyruvate (en Acétylcoenzyme A (AcOA), de molécules diverses, de substrats en CO² et plus tard des lipides et des protéines.

Déficit et dette d’oxygène : lors d’effort intense l’apport d’oxygène devient insuffisant pour produire de l’énergie du fait de l’inertie du processus aérobie (1 à 3 min chez le cheval). Ce déficit d’oxygène va entraîner une dette d’oxygène qui va se compenser lors des phases de récupération.

Dominante cardio/vitesse dans une séance de renforcement : séance dédiée au développement des capacités de force, orientée pour améliorer plutôt la vitesse (puissance) d’exécution d’un muscle ou d’un groupe musculaire. L’orientation des exercices sera de type anaérobie alactique ou lactique selon la période.

Endurance : capacité de maintenir dans le temps un effort à un certain niveau d'intensité.

Energétique : relatif à l’énergie propre du corps. Peut être relatif à la production (ATP par exemple) ou au rendement (filières ou processus).

Excentrique : sollicitation des muscles avec un éloignement des insertions. Le muscle s’allonge lors d’une phase de résistance ou de freinage. La force développée est inférieure à la résistance opposée.

Fatigue : état physiologique consécutif à un effort prolongé, à un travail physique ou intellectuel intense, se traduisant par une difficulté à continuer cet effort ou ce travail. Cet affaiblissement physique est dû à l’élévation de la production de lactates et à sa forte concentration, à la baisse du pH musculaire et de ce fait à l’inhibition des voies métaboliques, la baisse des ressources en substrat, en particulier du glycogène.

FCM (fréquence cardiaque maximale) : la fréquence cardiaque maximale du cheval de sport est observée à 240 bts/min. Au repos elle évolue autour de 30 bts/min.
Fibres musculaires : de 4 types I, IIa, IIb et IIc ; les fibres I dites lentes, sont d’abord sollicitées puis les fibres rapides sont recrutées au fur et à mesure que l’exercice devient plus intense. Les fibres rapides privilégient les voies anaérobie alactique et lactique, la phosphocréatine et le glycogène comme substrats de resynthèse de l’ATP ; on les dit plus fatigables car on y trouve, privilégiant la voie anaérobie, les concentrations de lactate les plus fortes. Le cheval de sport possède un fort pourcentage de fibres rapides (jusqu’à 92 % de fibres de type II chez le pur sang).

Filière énergétique : processus de production de l’énergie nécessaire au muscle lors de l’effort intervenant à des délais et des intensités différents. L’organisme fait appel à 3 filières : anaérobie alactique, anaérobie lactique et aérobie.

Hypoxie (entraînement) : diminution de la quantité d'oxygène que le sang distribue aux tissus. L’entraînement en hypoxie permet d’augmenter le stress physiologique lors d’une séance afin d’accroître les réponses adaptatives de l’organisme et concourir ainsi à un niveau de performance supérieur le jour de la compétition. Il aide également à développer une meilleure gestion et synchronisation des muscles respiratoires. (Exemple du séjour des chevaux de l’équipe de France à Font Romeu pour les jeux de Mexico)

HRV (VFC Variabilité de la fréquence cardiaque) : accessible avec les actuels cardiofréquencemètres, la variabilité de la fréquence cardiaque représente la variation de la durée de l'intervalle entre chaque battement du cœur. Utiliser dans l'entraînement sportif, son analyse permet d’évaluer l’état de fatigue et d’éviter le surentraînement.

Isométrique : ou isotonique, sollicitation des muscles sans modification de leur longueur durant la phase de contraction. La force développée est égale à la résistance opposée.

Lactate/pyruvate/acide lactique : résultat de la fabrication d’énergie à partir de la filière lactique dans les mitochondries est le pyruvate qui reste en l’état ou se transforme en lactate (et non en acide lactique). L’acide lactique (C3H6O3 = lactate + 1 proton H+) peut être considéré comme un acidifiant tissulaire présent à un pH inférieur à 4 environ qui, s’il était concentré à ce taux dans le muscle ou le sang, pourrait être mortel chez l’homme. Le lactate ne crée pas de l’acidité mais l’accompagne. Le lactate est recyclé dans le foie en glucose pour produire rapidement de l’énergie ou éliminé dans les urines notamment.

Lactatémie : mesure de la concentration de lactate dans le sang. C’est un témoin indirect de la production locale dans la fibre musculaire lorsque le muscle est sollicité à une intensité suffisamment intense pour mobiliser le métabolisme anaérobie lactique. Elle est mesurée à moins de 0.5 mmol/l au repos et peut atteindre 30 mmol/l sur des efforts maximaux. Par abus de langage, on parle de « mesure de lactates » alors qu’il ne s’agit que d’évaluer la lactatémie, témoin indirect de la concentration du lactate dans le muscle.

Métabolique : ensemble des réactions chimiques au sein d'un être vivant lui permettant notamment de maintenir une activité physique, de se développer et de répondre aux stimuli de son environnement.

Mitochondrie : petits éléments de la fibre musculaire dans lesquels se déroule la production d’énergie.

Phosphocréatine : molécule riche en énergie, utilisée dans les muscles pour régénérer l'ATP lors des 2 à 7 secondes qui suivent un effort très intense.

Pliométrie : utilisation de la force élastique des muscles, ainsi que le réflexe myotatique pour améliorer la puissance d'un muscle, lors d'un effort bref et rapide. Sollicitation très rapprochés en excentrique puis en concentrique des muscles comme par exemple lors de sauts de puces

Pré-fatigue : consiste à fatiguer l’organisme ou des groupes musculaires avant même d'effectuer un exercice de dressage, de saut d’obstacles, de cross ou simplement de renforcement musculaire. Le dosage de la séance doit être précis.

Puissance Maximale Aérobie : puissance atteinte à la consommation maximale d'oxygène (VO2max).

Résistance : capacité à résister aux contraintes d’un effort d’une certaine intensité.

Seuil anaérobie : intensité d’effort à partir de laquelle le métabolisme aérobie ne suffit plus à couvrir les besoins en ATP nécessaires à l'activité musculaire. Il permettant à l’exercice de se prolonger dès l’ordre que la production et la consommation des lactates restent équilibrer (environ 6 à 8 minutes). En général, ce seuil anaérobie se définit à 85-90 % de la vitesse maximale aérobie (VMA). La valeur de lactatémie (environ 4 mmol/l) correspond en général à ce seuil et peut différer selon les individus. Il est influencé par des facteurs génétiques, et par l'entraînement du sujet. A ce seuil, une partie de l'énergie nécessaire commence à être produite par le métabolisme anaérobie lactique et le lactate va s'accumuler dans les muscles, entraînant une acidose. Il est possible de repousser ce seuil anaérobie grâce à l'entraînement sportif pour permettre à l'athlète un effort musculaire plus important (à plus grande vitesse par exemple) sans accumuler plus de lactates. On peut également repousser ce seuil anaérobie en améliorant la VMA de l'athlète notamment grâce à l'entraînement en intervalle training.

Souplesse : capacité à réaliser des mouvements amples avec facilité. Le cavalier doit faire preuve d’une « souplesse tonique » permettant une capacité élastique réactive des muscles du maintien afin de ne pas amplifier l’inertie des masses lors de la locomotion du cheval.

Unités motrices (UM) : ensemble formé par un motoneurone et les fibres qu'il innerve. Toutes les fibres musculaires d'un muscle sont innervées par les axones des nerfs moteurs Chaque nerf moteur ou motoneurone innerve ainsi plusieurs fibres musculaires. Par contre, une fibre musculaire n'est innervée que par un seul motoneurone.

V4 : vitesse théorique sur le plat et sur piste au seuil anaérobie.

V200 : vitesse théorique sur le plat et sur piste où la fréquence cardiaque atteint 200 bts/min.

Vitesse intrinsèque : vitesse propre d’un cheval ou d’un homme. Elle peut être par exemple la base de programmation des galops pour le cheval.

VMA (Vitesse maximale aérobie) : intensité à partir de laquelle on atteint la consommation maximale d’oxygène.

VO2max : consommation maximale d’oxygène, elle représente la sollicitation maximale de la voie aérobie.

Ancienne terminologie

Endurance/Résistance : Pour qualifier le type d’effort, on n’utilise plus les termes endurance / résistance on les remplace par une terminologie qui fait plus appel aux caractéristiques physiologiques et métaboliques :  on parle des filières aérobie et anaérobie en « capacité » ou en « puissance ».


Les séances d'entraînement

Bouts-vite : brève accélération demandé sur un train de course.

Canter : galop soutenu effectué à l'entrainement ou en guise d'échauffement juste avant une course. Chez le cheval de sport, le terme est utilisé pour parler d’un galop de plus faible intensité.

Charge de travail : estimation de la quantité de travail réalisée par le cheval au cours d’un entraînement. Elle intègre la sollicitation métabolique et énergétique, celle de l’appareil locomoteur et psychique. Totalisé au cours d’un microcycle ou d’un cycle, on parle de charge d’entraînement.

Dissociation segmentaire : capacité d’autonomie de mouvement d'une partie du corps par rapport à une autre ou à l'ensemble. Du domaine de la psychomotricité, elle est différente d’un individu à l’autre. Elle repose en général sur une bonne coordination et par conséquent sur la connaissance et la maîtrise de son corps. En équitation, elle a pour conséquence l’indépendance des aides.

Enchaînement : travail technique de synthèse où le cheval enchaîne tout ou partie d’une reprise de dressage ou de parcours d’obstacles mobiles ou fixes.

Entraînement séquencé (par intervalle, en intervalle training ou en fractionné) : séries de plusieurs répétitions au galop entrecoupées de phase de récupération qui peuvent être au galop à vitesse plus lente ou sur un sol léger ou au trot actif ou au pas. L’entraîneur joue sur le nombre et l’intensité des séries ainsi que sur la forme et l’intensité des phases de récupération pour rester dans son objectif. Il est dit court sur des répétitions d’environ 1 minute à 1’30 minute et long de 3 à 7 minutes.

Entraînement en continu : séquence ininterrompue de galop à intensité presque constante et sans phase de récupération.

Gainage : travail de renforcement qui consiste en des exercices qui ciblent les muscles du maintien et de la posture (muscles profonds, para-vertébraux par exemple).
Galop de régénération (de désaturation) : séance de galop lent, généralement en continu, où la lactatémie finale ne dépasse pas 3 mmol/l.

Objectifs techniques : formalisation dans le cadre d’une programmation d’entraînement, des points techniques à renforcer et des solutions envisagées pour atteindre ses objectifs en termes de performance dans la discipline.

PPG :  préparation physique générale.

PPT :   préparation physique et technique.

PPS : préparation physique spécifique.

PTR : préparation technique et de repos rela.

Routiner : habituer le cavalier et/ou le cheval à accomplir un geste ou un enchaînement par une pratique régulière et répétée afin d’en mémoriser les variables et composantes techniques de réalisation.

Séance de technique : séance orientée vers la découverte d’un mouvement ou d’une technique d’abord et où les conditions d’apprentissage sont favorisées.

Séance de mécanisation : séance de répétition d’un mouvement ou d’enchaînement de mouvements sans chercher l’intensité maximale.

Séance de renforcement musculaire : séance dans laquelle le cheval est mis à l’effort par l’intensité ou le nombre de répétitions pour développer sa musculature.

Séance de type capacité aérobie : séance de galop long permettant de rechercher à faire durer l’intensité d’une allure (par la vitesse ou des pentes) pour une lactatémie finale située entre 4 et 6 mmol/l. Peut être travaillé soit en continu soit en séquencé.

Séance de type puissance aérobie : séance de galop(s) rapide(s) permettant de rechercher l’augmentation de l’intensité d’une allure (par la vitesse, ou par la pente ou la profondeur du terrain sous réserve que la fréquence des foulées reste élevée). La lactatémie finale se situe entre 8 et 12 mmol/l.

Séance de basse intensité /de haut intensité : permet de distinguer les exercices ou séances à sollicitations proches de celles observées en compétition (en période de compétition par ex) ou très inférieures (en période de développement par exemple).

Stretching : séance dans laquelle l’intensité de l’allure et l’attitude du cheval favorise l’étirement de sa ligne du dessus.

Séance lactique : séance à forte intensité et (ou) à récupération incomplète qui conduit à une forte concentration de lactate.

Séance mixte : séance cumulant plusieurs registres successifs de travail, ou durant laquelle les capacités d’épreuves différentes sont enchaînées.

Surcompensation : effet physiologique décalé de l’entraînement, permettant la restauration des sources d'énergies dépensées à un niveau supérieur de celui de départ de l’exercice.

Travail foncier : ensemble des moyens permettant au cheval l’amélioration de ses capacités cardio-respiratoires, métaboliques et énergétiques afin de les adapter et de les préparer au mieux aux sollicitations de l’entraînement et à l'effort de la discipline.

Vitesse mentale : vitesse de traitement de l'information du cavalier et/ou du cheval correspondant à la vitesse à laquelle les processus cognitifs sont accomplis. Composante essentielle de l’entraînement en équitation pour l’amélioration des temps de décision, d’action ou de réaction. Elle est liée à la faculté de concentration et aux temps d’analyse de l’environnement ou d’une situation. Cette capacité se développe notamment par la mémorisation à l’entraînement de nombreuses réponses différentes et adaptées obtenues par la mise en place de situations variées.

Warm up : présentation notée par un entraîneur ou un juge, effectué dans des conditions équivalentes à celles de la compétition. En anglais, le Warm up est un échauffement.

Ancienne terminologie

Mise en condition : action programmée qui consiste à utiliser la combinaison de plusieurs facteurs pour atteindre un niveau de qualités physique, technique, tactique, stratégique et mental suffisant pour réaliser la performance attendue dans une activité donnée.

Mise en souffle : expression commune qui désigne le travail réalisé sur le plan cardio-respiratoire.
Second souffle (ou deuxième souffle) : terme abstrait qui désigne l’impression de soulagement et de retour à un rythme respiratoire plus normal éprouvée lors d’un effort physique intense. Cette sensation relève purement d’effets physiologiques correspondant en général à un réajustement métabolique et énergétique à l’effort dans la durée (délais de mise en jeu des filières énergétiques). Il peut faire suite à une mise en route à un rythme trop élevé dans la séance, ou tout simplement être le fait d’un sous-entraînement par rapport à l’effort demandé. A ne pas confondre avec l’ « euphorie » de fin de parcours pouvant survenir lorsque l’effort s’est bien déroulé et qu’il est susceptible d’engendrer une possible performance.

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