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Le Concours Complet d’Equitation (CCE)

Niveau de technicité :

Auteur : AC. Grison
MàJ : Novembre 2016

 

Le concours complet est composé de trois tests, dont le cross qui en est une particularité. Cette discipline olympique, physiquement très éprouvante, nécessite des chevaux et cavaliers polyvalents.

L’histoire du CCE

Le concours complet est issu d’épreuves militaires appelées «concours du cheval d’armes», qui avaient pour objectif de tester les capacités des chevaux en terme d’endurance, de force et de dressage.

Le concours complet devient une discipline olympique en 1912. Il se composait alors d’un dressage, d’un steeple, d’une randonnée et d’un parcours d’obstacles. Au cours du XXè siècle, il a évolué : la randonnée a disparu et le steeple a été remplacé par l’ « épreuve de fond », composée d’un routier, d’un steeple, d’un second routier, puis d’un cross.

Au début du XXIè siècle, une nouvelle évolution majeure apparaît : le steeple et les routiers sont supprimés et l’épreuve de fond se compose désormais uniquement du parcours de cross.

Le complet (comme l’appellent les adeptes) est particulièrement développé au Royaume-Uni, nation obtenant d’excellents résultats sur la scène internationale.

En France, on dénombre en 2014 près de 5 000 épreuves de CCE, représentant près de 64 000 participations.

En 2016, la France a remporté la médaille d'Or en Concours Complet aux Jeux Olympiques de Rio, avec une équipe composée d'Astier Nicolas/Piaf de B'Neville, Mathieu Lemoine/Bart L, Karim Laghouag/Entebbe et Thibaut Valette/Qing du Briot.

La discipline

Le Concours Complet d’Equitation (CCE), « discipline reine » et olympique, comporte 3 épreuves :

  • le dressage,
  • le cross ou « épreuve de fond »,
  • le saut d’obstacles, appelé aussi « hippique ».


Ces 3 tests sont effectués successivement par chaque couple cavalier-cheval. L’épreuve de dressage se court toujours en première et est généralement suivie du cross puis du saut d’obstacles. Ces 2 derniers tests peuvent parfois être effectués dans l’ordre inverse : saut d’obstacles puis cross.

A haut niveau, le CCE se court sur 3 jours, à raison d’une épreuve par jour. Pour des raisons d’organisation, à plus faible niveau, les épreuves sont généralement regroupées sur 1 à 2 journées consécutives.

Le CCE est une discipline de compétition particulièrement exigeante, qui nécessite une préparation physique adaptée.

Le dressage et le saut d’obstacles existent par ailleurs en tant que disciplines de compétition à part entière. La spécificité du CCE est donc l’enchaînement des 3 tests avec une même monture.

Le dressage

L’épreuve de dressage consiste à effectuer une « reprise », c’est à dire un enchaînement de figures défini.

Cette épreuve permet d’évaluer le dressage du cheval, ses allures, sa soumission, etc. ainsi que la finesse du cavalier et l’harmonie du couple.

Les notes attribuées à chaque figure ainsi que les notes données au cavalier et au cheval sur l’impression d’ensemble donnée par leur prestation permettent de calculer une note globale pour ce test, que l’on convertit en pourcentage.

Le cross

Le cross consiste à franchir des obstacles naturels et des dénivelés, dans un ordre défini et dans un temps donné, sans commettre de faute. Le cross se parcourt dans un rythme de galop soutenu, cependant le but n’est pas d’être le plus rapide, mais d’être le plus proche d’un « temps idéal » fixé par la longueur et la difficulté du parcours : il faut donc maîtriser au mieux la vitesse et l'équilibre, à l'écoute de son cheval, en fonction de la topographie du terrain et des obstacles.

C’est une épreuve éprouvante, qui nécessite franchise, résistance à l’effort, force et habileté.

L’hippique

Le parcours de saut d’obstacles est composé d’obstacles mobiles à franchir dans un ordre défini et dans le temps imparti, sans commettre de faute. S’il y a faute aux obstacles ou dépassement du temps imparti, le couple cavalier-cheval reçoit des points de pénalités.

L’hippique permet de tester le respect et la technique du cheval lors de l’enchaînement d’un parcours. Effectué après le cross, il permet aussi de tester la récupération du cheval.

Le classement

A l’issue du dressage, la note reçue par le couple cavalier-cheval est convertie en «points de pénalité». Le couple participe ensuite aux épreuves de saut d’obstacles et de cross : ces épreuves génèrent de nouveaux points de pénalités s’il y a faute.

Les pénalités des 3 tests sont ensuite additionnées, et le classement est fait à partir de la pénalité la plus basse
(1ère place).

Les circuits de compétition de CCE en France

Plusieurs circuits de compétition existent en France :

  • les circuits gérés par la Fédération Française d’Equitation : ils sont ouverts aux équidés et cavaliers de tous âges, selon les circuits et les catégories d’épreuves. Il s’agit des circuits Club, Poney, Amateur et Pro.

  • les circuits gérés par la Société Hippique Française : ils sont réservés aux jeunes chevaux, de 4 à 6, voire 7 ans. Ceux-ci peuvent alors concourir dans des épreuves spécialement conçues pour leur apprentissage.


A ces compétitions s'ajoutent des compétitions internationales, organisées sous l'égide de la Fédération Equestre Internationale.


Les règlements des compétitions de CCE sont disponibles sur le site de la Fédération française d’équitation pour les circuits Club, Poney, Amateur et Pro. Le règlement des circuits Cycle Classique et Cycle Libre sont disponibles sur le site de la Société Hippique Française.

Les installations

Pour le dressage et l’hippique, les installations indispensables sont identiques à celles demandées dans chacune de ces disciplines en compétition : des carrières hippiques aux dimensions adaptées à chaque discipline, et un parc d’obstacles mobiles pour l’hippique.

Le cross nécessite par contre des installations spécifiques : il se court sur en terrain varié, sur des obstacles dits « fixes ». Il existe une grande variété de types et de profils d’obstacles de cross :

  • les obstacles de volée, de construction massive, qui peuvent avoir des formes très variées : stère, coffre, talus, haie, etc.
  • les dénivelés : contre-haut, contre bas, piano (succession de contre-hauts ou de contre-bas), etc.
  • les gués,
  • les trous,
  • les directionnels, dont le front est étroit
  • etc.


Certains obstacles forment des combinaisons, c’est à dire qu’ils sont séparés de seulement quelques foulées et s’enchaînent donc très rapidement. Tous les obstacles d’une combinaison portent alors un même numéro et chaque obstacle qui la compose est désigné par une lettre (A-B-C) définissant l’ordre dans lequel ils doivent être franchis.

L’équipement

En dressage et en CSO, l’équipement sera globalement le même que dans les épreuves comportant uniquement ces disciplines. Toutefois, on trouvera quelques différences, notamment dans l’équipement du cheval, du fait des règlements propres aux disciplines, ou bien de la « culture complet » qui influence le cavalier dans le choix de son équipement.

Le CCE nécessite par contre un équipement spécifique pour l’épreuve de cross. En effet, le test du cross est l’épreuve la plus dangereuse du CCE, car elle se courre à une vitesse soutenue, sur des obstacles fixes (contrairement au CSO). Ainsi, pour le cross, il faut :

> pour le cavalier :

  • un casque homologué, sans visière fixe (obligatoire) ;
  • un gilet de protection dorsale (obligatoire), qui peut être associé à une protection de nuque, et des protections d’épaules et une tenue lui couvrant les bras.  Non obligatoire mais souvent utilisé, un gilet de type "air-bag", qui se gonfle lorsque le cavalier est éjecté de sa selle, contribue à sa protection en cas de chute.
  • un chronomètre, pour l’aider à réguler sa vitesse,
  • un porte dossard : comportant son numéro de partant sur l’épreuve, il permet d’identifier le cavalier lors de son passage sur les obstacles ;
  • la fiche médicale (obligatoire) : elle contient les informations essentielles en cas de chute grave (allergies éventuelles, groupe sanguin, etc.);
  • l’équipement habituel : bottes (ou boots et mini-chaps), gants, cravache, éperons, etc. selon le besoin

> pour le cheval :

  • selle (d’obstacle ou mixte) et filet ;
  • des protections de membres intégrales, c’est à dire qui protègent tout le tour du canon associée à des cloches qui sont recommandées pour protéger les glomes ;
  • des crampons sont fixés aux fers, pour une meilleure adhérence au sol ;
  • une bavette, fixée à la sangle (ou intégrée), vient protéger le ventre du cheval des crampons ;
  • un collier de chasse, ou une bricole, qui aidera à maintenir la selle en place ;
  • de la vaseline est appliquée sur l’avant des membres du cheval, atténuant le choc s’il touche un obstacle ;
  • il peut aussi avoir la queue tressée et relevée afin d’éviter qu’elle ne se prenne dans des branchages par exemple.

 

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