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Le Concours de Saut d'Obstacles

Niveau de technicité :

Auteur : A.C. Grison
Septembre 2011

 

Discipline olympique, le Concours de Saut d’Obstacles consiste à franchir des obstacles mobiles (des barres posées sur des supports), dans un ordre défini, le plus rapidement possible et sans commettre de faute.

La discipline

Le CSO est très pratiqué et populaire en France : 80% des activités de concours sont du CSO. C’est une discipline de plus en plus technique, mais dont les règles sont globalement compréhensibles aisément, ce qui en fait aussi la popularité.

Le but du Concours de Saut d’Obstacles (alias CSO) est d’effectuer le parcours en un temps minimal, et sans commettre de faute. Le parcours est constitué d’obstacles mobiles (des barres posées sur des supports) aux profils variables, que le cavalier et sa monture doivent franchir dans un ordre défini.

Le CSO met en avant les qualités de l’équidé : franchise, puissance, adresse, respect, réactivité... ainsi que celles du cavalier : tact équestre, sens de l'abord, etc.

L’histoire du CSO en France

Les premières épreuves de saut d’obstacle en France ont été organisées en 1870. A l’époque, elles étaient gérées par la Société Hippique Française (SHF). On parlait alors de «concours hippique» et non pas de CSO comme aujourd’hui.

Dans les années suivantes, la discipline se développe et de plus en plus de concours sont organisés, à Paris dans un premier temps, puis en Province.

En 1900, le saut d’obstacle devient une discipline olympique des Jeux Olympiques de Paris. Le premier CSIO sera organisé lui aussi à Paris, en 1937.

Depuis sa création, la discipline n’a cessé d’évoluer : modification de la technique équestre, des profils d’obstacles, des types de terrains, des matériaux utilisés, des circuits de compétition, etc.

Le saut d’obstacle est aujourd’hui une discipline très dynamique en constante évolution. C’est une discipline moderne, notamment sensible aux progrès technologiques.

Les circuits de compétition

Le CSO est la discipline la plus pratiquée en compétition en France, avec plus de 60 000 épreuves par an, correspondant à plus d’un million de participations !

Plusieurs circuits de compétition existent en France :

  • les circuits gérés par la Fédération Française d’Equitation : ils sont ouverts aux équidés et cavaliers de tous âges, selon les circuits et les catégories d’épreuves. Il s’agit des circuits suivants : Club, Poney, Amateur, Pro.

  • les circuits gérés par la Société Hippique Française : ils sont réservés aux jeunes chevaux, de 4 à 6 ans. Ceux-ci peuvent alors concourir dans des épreuves spécialement conçues pour leur apprentissage.


A ceux-ci s'ajoutent les épreuves internationales, organisées sous l'égide de la Fédération Equestre Internationale.

Le classement

Notation et classement

Les fautes commises donnent au couple cavalier/cheval des points de pénalité. La pénalisation peut aller jusqu’à l’élimination, selon le nombre et la nature des fautes commises.

Le classement se fait tout d’abord d’après le total des points de pénalités : du nombre de points le plus faible au plus élevé. Le temps est alors pris en compte, et les cavaliers ayant un nombre de points identiques sont classés du plus rapide au plus lent. Ainsi, le vainqueur de l’épreuve est celui qui aura commis le moins de faute (idéalement aucune), dans le temps le plus rapide.

Fautes

Les fautes pénalisent la prestation du couple cavalier-cheval. On considère par exemple comme faute :

  • le renversement d’un obstacle : chute de la barre la plus haute de l’obstacle,
  • le refus : cheval qui s’arrête devant l’obstacle et recule d’au moins 1 pas,
  • la dérobade (ou le dérobé) : le cavalier présente le cheval devant l’obstacle, mais celui ci tourne avant de le sauter, emmenant son cavalier contre sa volonté,
  • la volte : le cavalier a, au cours du parcours, effectué un cercle qui n’était pas prévu dans le tracé du tour,
  • l’erreur de parcours : le cavalier n’a pas franchit les obstacles dans l’ordre et le sens indiqués, a sauté un obstacle qui ne faisait pas partie du parcours, n’a pas franchit la ligne de départ et/ou d’arrivée, ou bien a oublié de passer dans un passage obligatoire.
  • La chute : le cavalier tombe du cheval.
  • Le dépassement du temps : selon le niveau d’épreuve, un temps précis est accordé au concurrent pour faire son parcours. Tout dépassement de ce temps sera pénalisé.



Règlements en vigueur

Tous les règlements des compétitions sont disponibles sur le site de la Fédération française d’équitation pour les circuits Club, Poney, Amateur et Pro.
Le règlement des circuits Cycle Classique et Cycle Libre sont disponibles sur le site de la Société Hippique Française.

Les installations

Le saut d’obstacles se déroule sur un espace délimité dont le sol est spécifiquement adapté : sable, sable fibré, carrière en herbe, etc. Les dimensions et la forme du terrain de CSO sont variables selon les sites. Cet espace peut être couvert (manège, hall) ou non (carrière).

Les obstacles

Les obstacles de CSO sont des obstacles dits «mobiles», composés de barres et de chandeliers et/ou de chandelles qui permettent de définir la hauteur des barres. Les barres sont posées sur des supports nommés «taquets» mais ne sont pas maintenues : elles peuvent donc tomber au sol lorsqu’elle sont heurtées par le cheval.

Des soubassements sont souvent associés aux barres. Ils peuvent avoir différentes formes et couleurs. Ils permettent notamment de tester la franchise d’un cheval.

Lors de Derby ou d’épreuves spécifiques nommées «Chasse», des obstacles naturels peuvent être inclus dans le parcours.

Les profils d’obstacles

Il existe différents profils d’obstacles, représentant chacun une difficulté spécifique :

 

  • Le vertical est un obstacle simple, composé d’une unique rangée de barres. Son franchissement nécessite de l’adresse.
  • L’oxer est un obstacle simple composé de 2 plans de barres. Il nécessite ainsi de la force pour être franchit car il faut couvrir sa largeur.
  • Le spa est un obstacle simple, composé de 3 plans de barres, disposés en montant (la différence de hauteur entre le premier et le dernier plan forme une pente).
  • La rivière est un obstacle large mais peu haut.


Les obstacles peuvent être associés, c’est à dire que 2 à 3 obstacles, séparés de 1 ou 2 foulées les uns des autres, doivent être franchis successivement : ils forment alors une combinaison. On parle alors de «double» (2 obstacles associés) ou de «triple» (3 obstacles associés).

L’équipement

Pour pratiquer le CSO, il faut :

  • pour le cavalier :
    • obligatoirement : bombe homologuée, bottes ou boots et mini-chaps, pantalon d’équitation clair, chemise et veste de concours ;
    • s’il le souhaite : gants, cravache, éperons,...

  • pour le cheval : selle (d’obstacle ou mixte), filet, tapis et guêtres de protection sur ses membres.
    D’autres équipements sont parfois utilisés, selon le besoin : collier de chasse, amortisseur, martingale à anneaux, etc.

 

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