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Les chiffres sur les activités liées aux courses en France

Niveau de technicité :

 

Auteur : ifce-oesc

Sources : PMU, PMH, France Galop, SECF, EPMA

Mise à jour : Août 2015

 

En France, la filière course génère près de 11 milliards d’euros de chiffre d’affaires dont 10 milliards issus des paris. On recense plus de 10 000 propriétaires de chevaux de courses et 30 000 chevaux actifs qui concourent sur 18 000 courses annuelles organisées sur les 233 hippodromes en activité en France.

18 000 courses annuelles pour 30 000 chevaux actifs

Environ 18 000 courses sont organisées chaque année en France, dans le cadre de 2300 réunions de courses. Plus de 11 000 courses concernent la discipline du trot. Le nombre de courses organisées, qui augmente légèrement chaque année, est défini par les sociétés-mères France Galop et le Cheval Français (SECF, Société d'Encouragement à l'élevage du Cheval Français).
 
Environ 30 000 chevaux différents courent chaque année sur les courses françaises, soit près de 230 000 partants enregistrés. L’effectif de trotteurs est légèrement plus élevé (51%) que celui des galopeurs. Dans cette discipline, les chevaux concourent plus souvent, le nombre moyen de courses disputées par cheval et par an étant de 5 en plat et 4 en obstacles contre 10 en trot. De plus, la carrière des trotteurs est généralement plus longue que celle des galopeurs même si un petit nombre de chevaux d’obstacles se distinguent par leur longévité exceptionnelle. Les galopeurs sont généralement spécialisés dans une discipline : seuls 1 600 chevaux concourent à la fois en plat et en obstacles.

10 500 propriétaires de chevaux et près de 3 000 entraîneurs

 

L’activité repose sur la passion de 10 500 propriétaires de chevaux de courses sur l’ensemble des 3 disciplines du trot (4 500), du plat (4 000) et de l’obstacle (2 000).
 
La propriété d’un cheval de course est réglementée, le propriétaire devant obtenir une autorisation de faire courir, délivrée par les sociétés-mères. Le nombre de propriétaires est donc dépendant de ces attributions de couleurs mais sur 10 ans, il tend à augmenter surtout en plat et en trot.

Près de 3 000 entraîneurs exercent et la part des frais d’entraînement couverte par les gains obtenus en courses est estimée à environ 55% en France.

Des paris sur les courses surtout pris à distance

Les paris hors hippodrome, avec plus de 2 milliards de paris enregistrés chaque année, représentent près de 10 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2013. Cela représente 99% du montant total des enjeux misés en France sur les courses de chevaux. Seuls 1,3% du montant des paris enregistrés en France sont joués directement sur hippodromes. Par ailleurs, en 2016, l’institution Pari Mutuel Hippodrome (PMH) qui gère la prise de paris sur les hippodromes parisiens sera dissoute. Sur ces hippodromes les joueurs pourront jouer sur des bornes PMU fixes ou mobiles (assimilées au réseau en dur des points PMU) et sur leur smartphone en ligne auprès des opérateurs de leur choix. Sur les hippodromes de province, les guichets de jeux classiques seront toujours maintenus.
 
Les paris hors hippodrome portent sur environ 12 000 courses hippiques servant de supports à ce type de paris à distance, dont environ 2 700 courses courues à l'étranger, illustrant le développement à l'international du PMU pour augmenter son offre et donc ses recettes.

 

Une ouverture contrôlée des paris en ligne

En 2010, la loi relative à l’ouverture à la concurrence et à la régulation du secteur des jeux d’argent et de hasard en ligne a été adoptée, remettant en cause le principe du monopole du PMU (Pari Mutuel Urbain) datant de plus de 60 ans. Ainsi, huit opérateurs autres que le PMU proposent des paris hippiques en ligne. Le législateur, afin de maîtriser cette ouverture et lutter contre les sites illégaux, a prévu un arsenal de contrôles pour l’attribution de licences, géré par une autorité de régulation des jeux en ligne : l’ARJEL. Cette dernière est tout à la fois responsable de la délivrance des agréments (licence délivrée pour 5 ans) à ces opérateurs, de la surveillance de leur site qui offrent des paris en ligne, et assure un rôle de gendarme pouvant à tout instant contrôler les flux entre les joueurs et le collecteur de jeux en ligne. Les logiciels de jeux et de paris doivent également être homologués par l’ARJEL.

 
Contrairement aux paris sportifs pour lesquels les jeux à cotes fixes sont autorisés, seul le pari mutuel est autorisé pour les paris hippiques. Ainsi, le profit de l’opérateur ne dépend pas du résultat de l’épreuve et limite donc les tentatives de tricherie.

 
Malgré tout, les paris hors hippodrome restent majoritairement pris dans les 12 200 points de vente du réseau PMU, les mises enregistrées en ligne ne représentant que 11% des enjeux totaux en 2013.

 
A partir du premier janvier 2016, le PMU aura un fonctionnement en deux masses communes séparées, l’une sera dédiée aux paris collectés en ligne l’autre aux autres modes de paris collectés sur le réseau en dur.

Une fiscalité maintenue tout comme le retour à la filière

Pour les courses et les paris sportifs, le prélèvement fiscal est de 6% de la masse globale des enjeux en 2013 :

  • 4,3% pour l’État ;
  • 1,7% pour la sécurité sociale.

 

Les jeux sur le sport financent un droit au pari (1,5%) revenant à l’organisateur de l’événement ou la compétition support des enjeux.
Il est prévu dans la loi une redevance pour assurer ces missions de service public, redevance fixée par décret dont le taux ne peut être inférieur à 7,5% ni supérieur à 9% du montant brut des sommes engagées par les joueurs.

 

En revanche, pour les courses où le PMU versait son résultat net aux sociétés mères des courses (aprés prélèvements fiscaux de l’État) pour assurer leur fonctionnement (investissement – dotation – fonctionnement), il a été mis en place, après validation de sa légalité par la commission de Bruxelles, une taxe affectée pour les nouveaux opérateurs au premier janvier 2014 afin qu'ils contribuent également au fonctionnement de l'institution des courses support des jeux qu'ils collectent. Dans le but de compenser ce manque à gagner pour les courses, et avant la mise en place de cette taxe affectée,  l’Etat avait concédé une fiscalité inférieure (4,6% au lieu de 5,7%) au PMU, gonflant ainsi temporairement son résultat net reversé aux sociétés mères.
 

Des paris en baisse après 15 années de croissance consécutives

Les paris hippiques ont progressé jusqu’en 2012 pour atteindre 10,1 milliards d’euros d’enjeux. Ils ont enregistré 15 années consécutives de croissance : cette progression repose sur des innovations dans les modes de paris et sur le développement de l’offre en nombre et diversité. Ensuite, les paris hippiques ont connu une baisse en 2013 (-1,7%) comme en 2014 (-4,6%).
La France se situe au 4ème rang mondial par le montant des enjeux misés par sa population, loin derrière le Japon, la Grande-Bretagne et l’Australie.
 
Cependant, cette évolution concernent uniquement les paris hors hippodrome. Dans le même temps, les paris sur hippodromes régressent régulièrement depuis 20 ans, malgré une légère hausse en 2008 (+4%) non confortée ensuite.

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