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Les entreprises agricoles d'élevage

Niveau de technicité :

Auteur : REFErences

Janvier 2011

 

De nombreux élevages sont présents sur le sol français. Voici des informations sur leur nombre, leur composition, leur chiffre d'affaires, etc.

Environ 35 000 élevages en France

La production d’équidés sur le sol français repose sur l’activité de près de 35 000 structures d’élevages, après regroupement des éleveurs présents sur un même site d’élevage. Chaque élevage est caractérisé par l’orientation principale de sa production : les producteurs de chevaux de selle et de chevaux de trait prédominent, représentant 2 structures recensées sur 3. Les élevages de trotteurs sont 2 fois plus nombreux que ceux de galopeurs.

Les élevages sont de petite taille : une structure sur 10 détient plus de 5 juments saillies par an, et seules 3% des structures en détiennent plus de 10. Les grandes structures se retrouvent plutôt en productions de chevaux de courses et de trait.

Les élevages équins sont principalement localisés dans l’ouest de la France : 1 structure sur 3 se situe en Basse-Normandie, Pays de la Loire ou Bretagne, qui concentrent en particulier les élevages de chevaux de course.

L’élevage, une activité souvent exercée en parallèle d’autres activité.


Les éleveurs de chevaux sont en moyenne âgés de 50 ans, leurs élevages ayant une ancienneté d’une quinzaine d’années.


Les élevages de grande dimension, d’une vingtaine d’années, sont plus anciens mais les plus petits élevages ne sont pas beaucoup plus récents (une dizaine d’année) : détenir une seule poulinière peut être un choix de dimensionnement, dans le cadre d’une activité parallèlement exercée pour le plaisir, sans prévoir un plus grand dimensionnement ultérieur.

Les éleveurs de chevaux de selle et poneys sont plutôt jeunes, à l’inverse des autres producteurs, en particulier les éleveurs d’ânes.

Les éleveurs d’équidés sont rarement spécialisés dans cette seule activité : seuls 15% d’entre eux exercent uniquement cette activité. La pluri-activité concerne ainsi 85% des élevages :

  • Une petite moitié d’entre eux (40%) exerce une autre activité ni agricole, ni liée aux équidés. Cela concerne surtout les petites structures et celles produisant des chevaux et poneys de selle.
  • L’autre moitié des éleveurs (45%) exerce ou bien une autre activité équine (entraîneur, driver, enseignement, cavalier, etc.), ou bien une autre activité agricole (notamment en orientation trait) ou bien, de façon moindre, les deux.

La main d’oeuvre salariée


Les élevages reposent surtout sur de la main d’oeuvre non salariée : seule une structure sur 10 emploie au moins un salarié. Ils emploient en même proportion des stagiaires et apprentis. Les élevages à orientation trait et ânes sont particulièrement peu employeurs.

Les élevages employeurs de plus d’un salarié sont rares (3%) et concernent plutôt les élevages de grande taille, en particulier en orientation courses.

Les salariés sont essentiellement des hommes, les élevages de poneys se distinguant par leur féminisation, à l’inverse des courses.

Elevage et entretien de l’espace rural


La surface totale valorisée par les exploitations est d’environ 40 hectares, et même plutôt plus en chevaux de trait, en lien avec la complémentarité d’autres activités agricoles. Une moitié de cette surface est utilisée pour le pâturage des équidés, y compris de façon mixte avec d’autres espèces en particulier en élevage de trait.

Le cheptel moyen compte 11 équidés, mais il varie selon l’orientation de production : les cheptels en élevages de chevaux de trait et de course sont plus réduits bien qu’ils comptent plus de poulinières, les produits restant moins longtemps dans les élevages avant leur utilisation.

Un chiffre d’affaires dégagé variable

Le chiffre d’affaires moyen dégagé par élevage est modeste, de l’ordre de 15 000€. Toutefois ce chiffre masque une grande disparité puisque sur l’ensemble des élevages, près de la moitié ne dégage aucun chiffre d’affaires.

Le chiffre d’affaires moyen dégagé dépend de la dimension de l’élevage et de son orientation : les élevages de grande dimension dégagent des chiffres d’affaires bien plus élevés, en particulier en production de chevaux de courses. A l’inverse, les élevages de chevaux de trait sont très en deçà de cette moyenne, leur situation économique reposant ainsi beaucoup sur les subventions allouées.

L’activité d’élevage contribue au revenu de l’éleveur à hauteur de 10%, en lien avec le faible niveau de produits dégagés. Ce taux varie sensiblement selon la dimension de l’élevage : dès lors que le cheptel est de 5 juments ou plus, l’activité d’élevage procure 30% du revenu.

Lorsqu’elles coexistent, les autres activités équines exercées contribuent également à une partie du revenu à l’éleveur (10%), mais les activités exercées en dehors des équins constituent près de 80% du revenu, et même plus en élevages de trait.

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