Produire des fourrages : à quel coût ?

Niveau de technicité : niveau de technicité

Auteurs : C. Geyl, Ifce, 

Octobre 2017

L’herbe est un aliment de qualité qui, lorsque l’offre est suffisante, peut couvrir les besoins en énergie et en protéines des chevaux d’élevage à forts besoins (poulinières, poulains). De plus, c’est l’aliment le moins cher à produire. Elle peut donc permettre de maîtriser les charges d’alimentation dans les structures qui possèdent des surfaces de prairies pour nourrir les animaux.

Méthodes de calcul du coût de production de l’herbe

Il existe plusieurs méthodes de calcul pour estimer le coût des fourrages.
La méthode analytique consiste en l’addition de chaque poste pour toutes les étapes de production du fourrage.
Cela commence à l’implantation de la parcelle pour les prairies temporaires  jusqu’à la récolte du fourrage en passant par la production de l’herbe. 
Cette méthode permet de couvrir a minima le coût des intrants et le temps passé à la production d’herbe et de fourrage. 
Une dizaine d’outils utilisant cette méthode sont disponibles. La prise en compte du foncier, de la main d’œuvre ou des aménagements parcellaires varie selon l’outil. 
Deux outils d’estimation du coût des fourrages sont comparés ici (outil PEREL et outil issu du barème d’entraide régional Limousin), qui s’appuient sur cette méthode analytique. Ils ont été utilisés notamment dans la fiche "Nourrir 100% à l'herbe, c'est possible et économique"

Une autre approche consiste à prendre en compte l’ensemble des charges engagées dans l’atelier équin divisées par l’unité produite (par exemple par cheval présent dans l’élevage). 

Le coût des fourrages n’est pas directement accessible mais se retrouve dans les postes approvisionnement des surfaces, mécanisation, bâtiment et travail. 

Cette approche globale de l’atelier permet d’identifier des pistes d’amélioration de l’efficacité économique de l’atelier par rapport à d’autres exploitations par exemple. 

Comparaison de deux outils de calcul

Outil "PEREL"

L’outil complet permet de prendre en compte le type de prairie (naturelle ou temporaire), son rendement (de 4 à 9 T de MS) et le type de fourrage récolté ou consommé (coût de l’herbe sur pied, coût de la récolte en foin, puis coût du fourrage distribué). 

Il prend en compte le foncier et la main d’œuvre mais pas les aménagements parcellaires pour le pâturage. La distance des parcelles à l’exploitation peut être prise en compte. 

Outil issu du barème d’entraide régional Limousin

Cet outil ne prend pas en compte la main-d’œuvre. Le rendement de la parcelle est fixe. Il est possible de rajouter des frais de déplacements, si la parcelle est éloignée de la structure.

Dans les deux exemples ci-dessous, les coûts concernent une prairie naturelle, située sur le lieu de l’exploitation. Pour une prairie temporaire, il est possible de rajouter des frais d’implantation dans les deux méthodes.

Pour une approche de base, sur un cas standardisé, l’outil Limousin est suffisant. Néanmoins, l’outil Perel est plus adapté pour un calcul complet des coûts car il permet de ne pas négliger les charges de foncier (qui sont souvent compensées en partie, par les aides PAC liées au foncier) et de main d’œuvre, qui peuvent être des postes importants dans les structures. Il prend aussi en compte l’amortissement du bâtiment de stockage.

Sources : http://www.afpf-asso.fr/files/Projets_R__D/RMT_Prairies_demain/Cout_fourrages_RMT_Prairies_12dec.pdf

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