Fiche consultée 618 fois.
Auteur : REFErences
Janvier 2011
Connaitre les flux financiers générés par l'activité de la filière équine en France, en terme de nature et d'importance, est indispensable pour mieux cerner cette filière et ses différentes activités.


La filière équine dans sa globalité génère environ 12,3 milliards d’euros dont 1,1 milliard est issu de l’activité des entreprises connexes de la filière (alimentation, cabinets vétérinaires, maréchaux et équipements).
Près de 11,2 milliards sont générés par les entreprises de production de chevaux ou fournissant une prestation de service en rapport avec le cheval telles que des pensions ou des leçons d’équitation.
La filière course génère un chiffre d’affaires de près de 10 200 millions d’euros dont 9 465 millions d’euros sont engendrés par la prise de paris. Les enjeux représentent ainsi près de 93% des flux financiers au sein de la filière course. Les autres flux sont générés par les pensions versées par les propriétaires de chevaux à l’entraînementet les achats de chevaux lors des ventes aux enchères, qui sont très répandues dans cette filière.
Sur le montant total des enjeux, environ 75% sont reversés aux parieurs et 25% constituent le prélèvement légal.
L’Etat prélève 1,12 milliard d’euros soit 12% des mises, dont environ 60 millions d’euros sont reversés à la filière équine de sport et de loisir. Ce budget est utilisé pour le financement de l’établissement public l’Institut Français du Cheval et de l’Equitation (IFCE), pour le financement d’associations et d’actions au plan national et régional et pour le versement de primes d’encouragement aux acteurs de la filière.
Environ 1,24 milliard d’euros retournent à la filière courses, permettant de financer le fonctionnement du pari mutuel et des sociétés de courses et de verser les encouragements destinés aux autres acteurs (primes aux éleveurs et aux propriétaires, dotations de courses).
Les sociétés de course disposent également de ressources financières liées aux droits d’image, aux dépenses des spectateurs sur hippodromes, au sponsoring et à la contribution des propriétaires.
La filière course française est l’une des plus importante d’Europe : avec 9,465 milliards d’euros d’enjeux, la France se situe à la deuxième place européenne derrière la Grande-Bretagne (11 milliards en 2008).

Les établissements équestres proposent des prestations d’enseignement et de prise en pension de chevaux. Ces activités génèrent une grande part des flux financiers de ce secteur avec 555 millions d’euros.
Les achats de chevaux de selle par des propriétaires particuliers (hors achats de chevaux destinés à l’enseignement ou à la compétition professionnelle) représentent environ 30 000 transactions annuelles. Le montant de ces achats est estimé à environ 90 millions d’euros, dont les 2/3 sont générés par les chevaux de compétition amateur, aux prix plus élevés que les chevaux destinés à d’autres utilisations.
Par ailleurs, la filière courses redistribue environ 8 millions d’euros pour soutenir le développement de la filière sport-loisir via le Fonds Eperon. Ce fonds est alimenté à partir du prélèvement sur les enjeux, il a vocation à financer des actions innovantes et structurantes.
La distribution de viande chevaline aux consommateurs français génère environ 280 millions d’euros de recettes aux commerçants, boucheries et grandes surfaces, ce qui correspond à une consommation de 21 000 tonnes équivalent carcasse.
Cependant, seule une petite partie de la viande consommée en France provient de la production française. Cette filière repose en effet sur d’importants échanges extérieurs : le taux d’auto-approvisionnement est d’environ 35%. Le bilan financier de ces échanges extérieurs est de -67 millions d’euros. En effet, le montant des importations est de 138,6 millions en 2008 contre 71,5 millions pour les exportations. Les échanges de viande représentent environ les 2/3 des importations (en valeur) et un peu moins de 50 % des exportations.