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Les effectifs d'équidés présents en France

Auteur : REFErences

Janvier 2011

Le cheptel équin français est le 3ème au niveau européen. Voici une fiche essentielle en savoir plus, et mieux comprendre sa répartition géographique, l'importance des diverses activités, etc.

900 000 équidés présents en France

©YR/IFCE

L’obligation de puçage des équidés s’est appliquée progressivement à toute la population équine entre 2003 et 2008 : d’abord aux reproducteurs en 2003, à toute nouvelle naissance à partir de 2004, aux chevaux participant à des compétitions ou courses en 2006, puis à la totalité des équidés en 2008. Ainsi, la quasi-totalité des équidés présents a été recensée : sur les 1 080 000 chevaux pucés, 850 000 seraient encore vivants et stationnés en France fin 2008.

Cependant, l’enregistrement de chevaux aux origines non constatées continue et informe a posteriori sur la quantité de chevaux présents mais non encore identifiés en fin d’année 2008. Cette population s’élève à environ 50 000 équidés.

Une majorité d’équidés en structures d’élevage

Les équidés en France par type de structure

Environ 460 000 équidés résident dans des élevages. Outre les reproducteurs mâles et femelles présents, les élevages hébergent la progéniture (qui selon l’utilisation ultérieure reste en général de 1 à 3 ans sur l’exploitation), mais aussi des équidés en âge d’être utilisés voire à la retraite.

Sur l’ensemble de l’effectif en élevage, 310 000 équidés font partie de la filière sport-loisir : essentiellement des chevaux (220 000) mais aussi des poneys (50 000) et des ânes (40 000).

Les chevaux plutôt voués aux courses de trot ou de galop représentent environ 80 000 chevaux d’élevage de races Trotteur, Pur sang, AQPS ou Arabe.

Enfin, plus de 70 000 chevaux de trait sont détenus en élevage : principalement destinés à la filière bouchère, ils seront souvent exportés avant 18 mois. Sur chaque génération seul un quart de la production de chevaux de trait est soit engraissé en France pour la viande, soit destiné à une utilisation en filière sport-loisir.

Parmi les autres structures, les centres équestres détiennent 190 000 équidés, pour l’enseignement ou la compétition, en pension ou appartenant au club. Par ailleurs, on estime que 200 000 équidés, dont 20 000 ânes, sont hébergés chez des propriétaires particuliers voire d’autres types de structures particulières (exemple des loueurs d’ânes).

Les activités de sport-loisir prédominent

Les équidés en France par groupe de race.

Toutes structures détentrices confondues, la majorité des effectifs est destinée aux activités de sport-loisir : cela représente environ 720 000 équidés, dont environ 200 000 poneys, 435 000 chevaux de sang, 20 000 chevaux de trait et 60 000 ânes.

Les chevaux de races de course toujours dans cette filière représentent environ 110 000 têtes, sur les 175 000 chevaux estimés vivants. Les chevaux actifs en course ne représentent qu’une petite partie de cet effectif, avec 27 000 chevaux déclarés à l’entraînement. Il y aurait ainsi plus de 60 000 chevaux initialement produits pour la course mais faisant désormais partie de la filière sport-loisir, en établissements équestres et surtout chez des particuliers.

La Basse-Normandie se démarque

L’effectif détenu par des particuliers n’est pas pris en compte ici, cette population étant encore méconnue.

La Basse-Normandie et les Pays de la Loire, avec respectivement plus de 75 000 et 55 000 équidés, sont les deux plus grandes régions détentrices d’équidés dans les structures dédiées. Elles sont spécialisées dans l’élevage des chevaux de course et de sport avec respectivement plus de 62 000 et 42 000 équidés à l’élevage soit plus des trois quarts des effectifs de chacune des régions. Les effectifs en centres équestres y représentent moins de 20%.

La région Rhône-Alpes vient en troisième position avec près de 55 000 équidés. Dans cette région, l’activité d’élevage est moins prépondérante au profit des établissements équestres qui regroupent environ 35% des effectifs de la région.

L’Ile-de-France, avec plus de 32 000 équidés présents, fait partie des régions importantes. Les chevaux y sont surtout utilisés pour les activités équestres puisque plus des deux tiers des effectifs résident en centres équestres.

Dans la filière trait, les régions les plus importantes sont l’Auvergne, Midi-Pyrénées et l’Aquitaine. Dans ces régions de multiplications, les chevaux valorisent souvent des zones difficiles de montagnes, à déclivité importante.

Localisation du cheptel total
Localisation du cheptel course
Localisation du cheptel sport-loisir
Localisation du cheptel trait

La France dans le trio de tête européen

©ACG/IFCE

La France est le troisième pays de l’Europe occidentale en nombre d’équidés. Elle se situe juste derrière l’Allemagne (1 million d’équidés) et la Grande-Bretagne (950 000). Cependant la France a la particularité de détenir des équidés pour des utilisations très diversifiées.

En effet, le cheptel français se répartit au sein de trois filières bien développées : course, sport-loisir et viande, et au sein même de la filière course, trois sous-filières sont bien présentes (trot, plat, obstacles).

La France dispose ainsi du panel le plus vaste d’utilisations. Seule l’Italie dispose également de sous-filières trot et galop bien développées, les autres pays étant plus souvent spécialisés dans une discipline.

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