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Auteur : REFErences
Janvier 2011
La filière équine est génératrice d'emplois nombreux et très diverses. Cette page vous donne un aperçu des emplois de la filière et des chiffres pour évaluer au mieux son importance.
Les emplois générés par la filière équine peuvent être décrits selon deux groupes : les activités directement au contact du cheval, reconnues dans le champ des activités agricoles depuis 2004, qui sont dénombrées en emplois (nombre de personnes employées) ; toutes les autres activités non agricoles, plus ou moins directement liées au cheval et souvent exercées pour partie seulement sur le cheval, qui sont donc estimées en emplois équivalents temps plein (ETP).
La filière équine génère environ 38 900 emplois agricoles et 32 800 ETP non agricoles en 2008, des chiffres qui sont en croissance régulière.
Les activités agricoles regroupent les éleveurs, les écuries d’entraînement de chevaux de course et les établissements équestres.
En 2008, 9 400 personnes exerçaient une activité agricole non salariée dont 3 800 en élevages et 5 600 en écuries de courses ou établissements équestres. Sur les 9 900 établissements professionnels recensés en 2008, prés de 6 200 étaient employeurs de main d’oeuvre. Ces établissements sont de très petites entreprises qui emploient moins de 5 salariés en moyenne.
Les salariés sont plutôt jeunes (30 ans en moyenne). La relative parité (13 700 femmes et 13 000 hommes salariés) masque une disparité entre secteurs : les centres équestres emploient plus de 60% de femmes contre 33% dans le domaine des courses. De plus, l’accroissement des effectifs salariés repose essentiellement sur l’augmentation des effectifs féminins alors que le nombre d’hommes salariés est plutôt stable.
La main d’oeuvre salariée est fortement remaniée d’une année sur l’autre, puisque environ 1/3 de l’effectif est renouvelé chaque année. Pourtant, le nombre d’emplois est en croissance régulière. Depuis 2002 le nombre d’emplois agricoles a progressé de plus de 20%, avec une hausse annuelle régulière. Cette augmentation des effectifs concernent particulièrement les secteurs de l’équitation et des courses, en lien avec le fort développement des activités de paris sur les courses et l'augmentation de la demande en équitation.
Les activités non agricoles peuvent être découpées en 3 catégories : les activités au contact du cheval (vétérinaires et maréchaux-ferrants), les emplois au sein des organismes rattachés à la filière, et les emplois en entreprises non spécifiquement liées au cheval mais dont une part de l’activité est générée par le cheval (équipementiers, fabricants d’aliment, établissements de prise de paris sur les courses hippiques, etc.).
L
es activités non agricoles au contact du cheval représentent 3 750 ETP dont plus de 1 850 ETP en entreprises de maréchalerie et 1 650 ETP au sein de cabinets vétérinaires.
La filière équine compte plus d’une vingtaine d’organismes rattachés à la filière qui représentent plus de 6 000 ETP. Les organismes administratifs regroupent près de 2 250 ETP, les organismes spécifiques au secteur course représentent plus de 3 700 ETP alors que les organismes liés aux autres activités hippiques ne représentent que 280 ETP.
Générant plus de 22 000 ETP, les activités non spécifiquement liées au cheval sont prépondérantes : elles représentent plus des deux tiers des ETP non agricoles de la filière. Au sein de ces activités, les établissements de prise de paris sur les courses représentent à eux seuls plus de 16 000 ETP. Les deux autres secteurs d’activité dominants sont la fabrication et distribution d’équipements (1 800 ETP) et d’aliment (1 080 ETP).
Les emplois agricoles sont principalement situés dans les régions Basse-Normandie et Pays de la Loire qui ont une forte activité d’élevage.
Ces deux régions regroupent près d’un quart des emplois agricoles de la filière. Les emplois en élevage représentent les deux tiers des emplois agricoles en Basse-Normandie contre un peu plus de la moitié en Pays de la Loire, cette région ayant un nombre de salariés en écuries de course et en établissements équestres plus important.
Les activités non agricoles se situent quant à elle principalement en régions Ile-de-France et en Rhône- Alpes qui sont plutôt des régions utilisatrices d’équidés.
Elles regroupent prés de 30% des activités non agricoles dont 20% en Ile-de-France. L’Ile-de-France doit sa position de leader à plus de 3 000 ETP liés aux organismes rattachés à la filière et près de 3 000 ETP dans les points de vente PMU. La région Rhône-Alpes a la particularité de compter un nombre important d’entreprises de type cabinets vétérinaires, maréchaux et équipementiers, prestataires qui sont également liés à la présence de propriétaires particuliers.
Répartition des emplois agricoles et des ETP non-agricoles de la filière équine en France : le Nord-Ouest est le bassin d'emplois.