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Auteur : REFErences
Janvier 2011
La filière équine a une organisation assez complexe du fait de sa diversité. Cette page permet de mieux comprendre les rôles de ses nombreux acteurs.
Le monde du cheval peut être décrit en 3 sous-filières aux processus de production et de transformation distincts mais pas indépendants : les courses, le sport-loisir-travail et la viande chevaline.
De la production à l’utilisation du cheval, les métiers diffèrent mais il n’est pas rare que des acteurs cumulent plusieurs métiers liés au cheval voire exercent d’autres activités non équines.
Les éleveurs et étalonniers sont présents dans tous les segments de production, toutefois leur profil varie selon le secteur.
Les acteurs de la valorisation-commercialisation sont spécifiques : entraîneurs en «courses», cavaliers professionnels et marchands en «sport-loisir» ; abattoirs et bouchers ou autres distributeurs en «viande».
Au stade de l’utilisation, les prestataires proposant des «produits cheval» sont les organisateurs de manifestations (sociétés de course, organisateurs de compétitions), les centres équestres et les restaurateurs proposant de la viande chevaline.
Les vétérinaires, les maréchaux ferrants, les équipementiers, etc. sont présents de façon transverse, prestataires des entreprises comme des particuliers détenteurs d’équidés.

Une filière est dite structurée lorsque ses entreprises sont rassemblées au sein de groupe d’acteurs légitimes et pérennes, qui portent collectivement des missions nécessaires au développement : orientation de la production et maîtrise de l’offre, organisation commerciale, représentation syndicale des différents groupes d’acteurs, recherche et développement, etc.
Une interprofession est une instance de dialogue et de concertation des différents acteurs économiques d’une filière pour en améliorer le fonctionnement global et donc son efficacité économique. Chaque groupe d’acteurs est représenté au sein de l’interprofession par un organisme majoritaire.
La plupart des fonctions collectives sont assumées au niveau national par 2 organismes antérieurs aux interprofessions : le Cheval Français (SECF) pour le trot et France Galop pour le plat et l’obstacle.
Leur objet premier n’est pas économique mais ils assument des fonctions juridictionnelles, disciplinaires et financières qui conditionnent entièrement l’économie des courses.
Les sociétés de course de province sont fédérées régionalement et représentées au niveau national par la Fédération nationale des courses françaises (FNCF).
L’organisation des paris hors hippodrome était assuré par le seul PMU (Pari Mutuel Urbain) jusqu’en 2010, année marquée par l’ouverture à la concurrence des jeux et paris en ligne.
La filière viande chevaline s’organise autour d’une interprofession : Interbev Equins, section équine d’Interbev, l’interprofession du bétail et des viandes.
Elle rassemble les organismes représentatifs des producteurs, commerçants, coopératives, industriels, bouchers chevalins et distributeurs.
Son rôle est de défendre les intérêts communs, de l’élevage aux activités industrielles, artisanales et commerciales.

L’Institut Français du Cheval et de l’Equitation (IFCE), établissement public créé en 2010 par regroupement des Haras nationaux et de l’Ecole Nationale d’Equitation (ENE), est notamment chargé de gérer le fichier central des équidés, d’organiser des formations aux métiers du cheval, de contribuer à la recherche et au développement de connaissances et de veiller à la biodiversité génétique.
Un GIP (Groupement d’Intérêt Public) «France Haras» reprendra en 2011 les activités du domaine concurrentiel des Haras nationaux (étalonnage, identification de terrain).
D’autres organismes transversaux contribuent à la recherche et à l’accompagnement du développement des filières agricoles : l’Institut National de la Recherche Agronomique (INRA), l’Institut de l’Elevage, l’Assemblée Permanente des Chambres d’Agriculture (APCA), FranceAgriMer (pour la viande chevaline), etc.