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Auteurs : S. Danvy, A.C. Grison
Février 2011
Les indices génétiques Sport permettent d'estimer la valeur génétique d'un cheval afin de raisonner la sélection génétique et tendre vers l'amélioration génétique de la race. Pour faciliter leur utilisation, deux outils existent : la classification génétique et les valeurs de pari.
Cette fiche vous aidera à utiliser au mieux les indices génétique, mais aussi à comprendre leur construction, leur expression, leur évolution.
Les indices génétiques permettent de résumer par un chiffre la qualité de reproducteur d’un cheval. Il sont utiles pour :
Les indices génétiques Sport existent pour les 3 disciplines olympiques :
Tous les chevaux dont les origines sont certifiées ont un indice génétique.
Chaque indice génétique est relatif à une race et une discipline données.
Ils sont calculés annuellement (sortie en décembre de chaque année) et prennent en compte toutes les informations (les indices de performances) sur le cheval lui-même et sur ses apparentés (ascendants, descendants, collatéraux).
Seuls les indices de performances « chevaux » entrent dans le calcul des indices génétiques : les performances en compétitions poneys ne sont pas prises en compte.

Ces indices sont calculés par rapport à un groupe de chevaux de référence, qui permet de définir le niveau zéro.
Pour les compétitions équestres, le groupe de référence est composé des « individus fondateurs du fichier », c’est à dire le niveau de la population des chevaux de sport en 1974. Mais pour tenir compte de l’évolution du niveau moyen de la population, les indices sont publiés en comparaison à une base mobile qui est actualisée chaque année.
Par exemple en CSO, la population de référence est composée des « chevaux Selle Français et Anglo-Arabes âgés de 5 ans » et le zéro correspond au niveau moyen de cette population.
-> Conséquence : les BSO, BCC ou BDR s’expriment en points positifs ou négatifs par rapport au niveau zéro définit par la population de référence mobile.
Ainsi, un cheval avec un indice positif est statistiquement améliorateur pour l’aptitude considérée, compte tenu des informations disponibles pour estimer son potentiel génétique .
Le coefficient de détermination (noté CD) est toujours associé à l’indice. Il indique la précision avec laquelle l’indice génétique a été estimé . Sa valeur est comprise entre 0 et 1 : plus on dispose d’informations, plus le CD se rapproche de 1.
Le coefficient de détermination peut augmenter au cours de la vie du reproducteur, lorsque de nouvelles informations deviennent disponibles.
Les valeurs de CD se situent ainsi selon le type d’informations connues:

Chaque année, l’indice génétique d’un cheval évolue :
L’indice génétique d’un cheval évolue donc au cours de temps. Seul le dernier indice génétique calculé est publié car il est toujours plus précis donc plus fiable que les précédents (il a le CD le plus élevé).
Les indices génétiques se transmettent par moitié à la descendance :
L'indice génétique est, par définition, l'outil le plus performant pour raisonner les accouplements dans un objectif de production "sportive" : c’est la meilleure estimation de la qualité de géniteur d’un cheval, d’après les informations disponibles.
Mais attention : la précision n'est jamais de 100% (valeur du CD=1). Il existe donc une probabilité non nulle que la valeur génétique du cheval soit supérieure ou inférieure à l’indice génétique estimé.
On sait déterminer l'intervalle dans lequel on a 95% de chance de trouver la vraie valeur d'un étalon de sport pour un discipline donnée : c'est l'intervalle de confiance.
Exemple : représentation schématique de l'intervalle de confiance pour l'étalon KILDARE DE CAREL :

Plus le CD est élevé, plus l'intervalle de confiance sera petit et plus on peut avoir confiance dans la valeur de l’indice génétique comme estimation de la valeur héréditaire du cheval.
Mais ce n'est pas toujours facile de comparer des étalons d'âges très différents, et par conséquent indicés avec des précisions très hétérogènes (de 0,35 si seuls les parents sont connus ; à 0,98 lorsque de nombreux descendants ont été testés en compétition).
Afin de faciliter la comparaison des reproducteurs, deux outils ont été développés pour le CSO et le dressage :
En combinant l’indice génétique et son CD, à partir de l'intervalle de confiance présenté ci-dessus, il est possible de calculer la borne basse. Elle représente le seuil au-dessus duquel on a 97,5% de chance de trouver la vraie valeur de l'étalon.
C'est cette borne basse qui est à la base de la classification génétique des reproducteurs mâles. Cette classification a été faite en CSO et en Dressage.
Ainsi, la classification génétique vous offre la garantie de ne pas utiliser un étalon qui pourrait avoir une valeur trop basse.
Si l’on schématise les BSO et les classifications génétiques de 2 étalons :



La présentation précédente montre bien que la classification génétique favorise largement les reproducteurs âgés. Or, d'un point de vue de l’amélioration génétique d'une race, l'utilisation de reproducteurs âgés n'optimise pas un schéma de sélection.
Les valeurs de pari permettent de chiffrer avec quel pourcentage de chance un étalon, utilisé pour améliorer les performances en CSO, est susceptible de se situer dans les 2% meilleurs, parmi ceux qui sont situés au-delà d'un seuil propre à chaque race :
Les jeunes étalons ayant toujours un intervalle de confiance plus large, ce mode d'expression du BSO les favorise.
Ainsi, les valeurs de pari vous offrent de l'espoir : elles mesurent la chance que l'étalon soit dans l'élite de la race.
Les indices sont disponibles sur le site Internet www.haras-nationaux.fr
Rubrique «Info chevaux » sur la page d'accueil ou en accédant directement à la page d'un cheval retrouvé via le moteur de recherche.
