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Logement du cheval et bien-être

Niveau de technicité :

Auteurs : P. Doligez, M. Vidament, L.Marnay, B. Ferry

Septembre 2015

Vidéo : Journée de la Recherche équine 2016



Cheval et installations équestres : bien-être, ergonomie, ambiance, éco-construction, hébergement, sécurité, environnement...


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Le mode d'hébergement choisi et la gestion au quotidien des chevaux jouent principalement sur trois facteurs :  le cheval (à quelles libertés a-t-il accès?), le soigneur (organisation des tâches nécessaires à l'alimentation, l'entretien la litière, et les soins) et l'utilisateur  (manipulation, état et propreté du cheval).
Après avoir présenté la notion du bien-être animal et la réglementation liée, différents types de logement sont décrits ici de façon non exhaustive, pour privilégier le bien-être du cheval tout en rationalisant le travail.

Notions de bien-être

 

Le bien-être du animal est défini comme l'état dans lequel un individu est en harmonie physique et mentale avec son environnement, en fonction des efforts qu'il doit faire pour s'y adapter » (Broom 1986).

 

En premier lieu, il peut être défini pour l'animal cinq libertés (Farm Animal Welfare Council, 1979) :
- Ne pas souffrir de faim et de soif – accès à de l’eau potable et à une nourriture préservant la pleine santé et la pleine vigueur des animaux ;
- Ne pas souffrir de contrainte physique – environnement approprié comportant des abris et une aire de repos confortable ;
- Etre indemne de douleurs, de blessures  et de maladies – prévention ou traitement rapide ;
- Avoir la liberté d’exprimer des comportements normaux – espaces et équipements adéquats, contact entre animaux de la même espèce ;
- Etre protégé de la peur et de la détresse – conditions d’élevage et traitements évitant les troubles comportementaux.

   

Ainsi les conditions de vie et le logement du cheval doivent satisfaire au mieux les besoins suivants :  

  • s'alimenter et s'abreuver régulièrement,
  • avoir une activité locomotrice quotidienne,
  • se reposer,
  • avoir des contacts sociaux avec ses congénères,
  • vivre dans de bonnes conditions d'hygiène pour sa santé.

 

 

Réglementations sur la détention des animaux

Les différents types d'hébergement du cheval

 

Différents types de logement ont été définis dans le cadre d'une enquête menée par le réseau REFErences (2013-2014) d'après la description de 126 structures équines en France. Les principaux modes de logement suivants ont été recensés :

 

      1. Le boxe individuel :

Le cheval est le plus souvent logé en boxe individuel par mesure de commodité :

  • la ration est individualisée,
  • la manipulation du cheval est plus facile et sécurisée,
  • le cheval reste plus propre que lorsqu'il est maintenu à l'extérieur.

 

Pourtant, des études ont montré que le fait de maintenir des chevaux en groupe (jeunes ou/et adultes) permet de limiter les comportements agressifs envers l'homme et le développement de comportements aberrants (stéréotypies), signes de mal-être.

  


      2. Le logement collectif :

La stabulation libre est utilisée principalement en élevage pour héberger des animaux en groupe, le plus souvent du même âge (yearlings, poulains, juments). Ce type de logement est de plus en plus utilisé dans les centres équestres pour loger des poneys ou chevaux dont la gestion quotidienne (sorties, alimentation) est facilitée.

 
Cependant, la stabulation en groupe ne conviendra pas aux animaux agressifs, aux poulinières ayant récemment mis-bas qui ont besoin d'établir des relations privilégiées avec leur poulain et aux animaux malades qui peuvent être contagieux ou déficients.

 


      3. Le plein air / semi-plein air - paddock/pâture

réf : Terminologie des modes d'hébergement équins, Réseau REFErences, Idele 2014)

L'hébergement du cheval en plein air intégral consiste à maintenir le cheval toute l'année nuit et jour sur un espace muni d'abris naturels (haies, arbres) mais sans abris en dur couverts.  

 
Le semi plein air donne un accès illimité à une surface libre munie d'un abri (en dur) qui peut être individuel ou collectif.

 

 

Le paddock est un espace de détente du cheval qui ne permet pas de couvrir ses besoins nutritionnels quotidiens à la différence de la pâture qui peut être sa seule source alimentaire une grande partie de l'année.

Le semi-plein air intégral est utilisé principalement pour les animaux d'élevage, les animaux à l'entretien ou au repos, des chevaux d'instruction. Dans quelques écuries (course ou sport-loisir), des chevaux au travail sont maintenus dehors avec une complémentation alimentaire proportionnelle à leur intensité du travail. Ils sont principalement hébergés en paddocks dont les surfaces sont limitées, munis d'abris, menés individuellement ou collectivement.

L'agencement des aires d'exercice par rapport au logement (boxe ou stabulation) influence fortement le temps nécessaire à la sortie quotidienne des chevaux à l'extérieur.  La manutention sera plus ou moins élevée selon la distance à parcourir pour rentrer et sortir les chevaux.

 

Différents agencements

 

Plusieurs agencements d'écuries sont observées : écuries composées de rangées de boxes donnant sur l'extérieur, munies d'un couloir adjacent abrité ou non. Pour le confort de travail, le « barn », écuries intérieures munies d'un couloir central est une infrastructure de plus en plus recherchée pour l'optimisation du travail (travail à l'abri toute au long de l'année).

 

Logement en bâtiment avec accès à extérieur

Cas 1 et 2: Sortie en main ou par un système de couloir en liberté
Cas 3 : Sortie attenante au boxe ou stabulation sans manutention du cheval

Source: Enquête Bâtiment, Réseau REFErences, 2014 (quelques cas d'agencement recencés)

  

Logement en bâtiment intérieur

Fig 1 : type « barn » avec couloir intérieur

Fig 2 à 4: allée de boxes avec couloir extérieur abrité ou non

Source: Enquête Bâtiment, Réseau REFErences, 2014 (quelques cas d'agencement recencés)

      4. L'écurie active ou "dynamique"

L'écurie dite « active » ou « dynamique » est un concept innovant provenant d'Allemagne, commercialisé depuis quelques années seulement. Ce nouveau mode de logement et de gestion est conçu pour répondre au mieux aux besoins naturels du cheval. Les chevaux sont logés en groupe pour favoriser les contacts sociaux, l'activité locomotrice et sont nourris tout au long de la journée en petites quantités. Les chevaux ont accès à des distributeurs de nourriture automatiques (concentrés, fourrages) qui sont programmés en fonction des besoins de chaque cheval à l'aide d'une puce embarquée sur le licol ou dans la crinière. Des aires de repos (abris, aires de couchage) et de détente (paddock, surface sablée pour se rouler) sont agencés de façon à encourager l'activité locomotrice des chevaux. L'aire stabilisée commune peut être annexée ou pas à des pâtures.

 

Ce concept suppose de posséder une surface stabilisée suffisante en fonction du nombre de chevaux.Les entreprises qui commercialisent ces concepts, conseillent une surface minimum d'environ 100 m2/cheval et des complexes prévus pour 5 à environ 20 chevaux ensemble. Le système permet de gérer plusieurs groupes d’une vingtaine de chevaux ensemble.

 

Toutefois, l'aire stabilisée devra être entretenue régulièrement (ramassage des crottins) et répondre à la réglementation en vigueur sur la gestion des effluents (voir Règlement sanitaire Départemental), concernant notamment le lessivage des eaux souillés (urine, fecès).

 

En fonction du propriétaire de l’écurie, les chevaux peuvent être ferrés des 4 pieds, seulement des antérieurs ou totalement déférés.

Ce système est adapté à tous les chevaux vivant en groupe stable, c’est-à-dire aux chevaux d'instruction ou de loisir et aux écuries de propriétaires. Dans ces conditions, les chevaux de sport peuvent tout à fait être hébergés en écurie active. Cela semble être une solution judicieuse lorsque l'on dispose de peu de surfaces pour un effectif moyen de chevaux.  Il permet notamment de préserver les pâtures en hiver et de limiter les zones de boue. L’efficacité de l’écurie active résulte de bons équipements et d’un bon agencement de façon à ce que l’ambiance de l’écurie apporte le calme que les chevaux apprécient. Les espaces de dégagement, et les accès suffisants au fourrage sont à ce titre, des critères importants. (Par contre, peu de publications scientifiques ont été publiées à ce jour démontrant une amélioration du bien-être du cheval par ce nouveau concept. En effet, chaque dispositif nouveau (distributeur automatique, zones de repos, parcours obligatoire) doit être testé séparément pour que son effet sur le bien-être du cheval soit évalué).  

 

Voir les sites : ActiveHorse®Stable (Danemark),  HIT-Active-Stable® (Allemagne),  Paddock Paradise... Revendeur et étude conseil en France : http://www.equin-plus.com/

Recommandations pour la taille des boxes et des stabulations

Références : France (Idéé, 2013) et  Housing of horse, Sondergaard et al 2004, Danemark.

hG = hauteur au Garrot

tableau1
Pays
Dimensions
stalles
Dimension
boxe cheval
en m²
dimension
boxe poney
en m²
dimension
boxe de
poulinage m²
stabulation
surface
m²/animal
France (Idéé,
2013)
Min 1,60 m de large
9 à 12 m²
    5X5

Canada
(Clarke 1996)
1,7X3,3m
Rayon derrière le
cheval min 2m
   3,6X3,6
    3X3
Ecosse
(Robertson
1989)

    4X4
    3X3
   4X4,6
Jument suitée : 12
Grand cheval : 10
Petit cheval : 8
Poney : 5

Allemagne
(IfB, 1995)
0,7-0,8X(1,8XhG)
Au sol : (2XhG)²
Largeur la plus étroite :
1,5XhG

abri : 2,5XhG²
Stabu : 3XhG²
Suisse (OPAn)
interdites
    8 à 12
   5,5 à 7
+30%(/boxe individuel)
chevaux : 6 à 8 m²
Suède
(Ventorp,
Michanek, 1995)
(1,1XhG)X(1,7XhG)
Au sol : (2XhG)²
Largeur la plus étroite :
1,5XhG
Au sol : (2,3XhG)²
Le plus étroit : 1,8 hG
Foal : 7
Yearling : 10
Adulte : 15
Danemark
(flaglige, 1999)
(hG+0,1m)X(2XhG)
Au sol : (2XhG)²
Largeur la plus étroite :
1,5XhG
au sol : (2,5XhG)²
     8-15


POUR LE LOGEMENT  
Privilégier le bien-être du cheval avec : Mais rationaliser le travail avec :
- une surface minimum par cheval pour se coucher et se rouler.

- un hébergement avec ouverture sur l'extérieur pour chaque boxe favorisant une ventilation naturelle.

- un hébergement à l'extérieur avec accès à un abri (contre les fortes intempéries ou chaleurs) ou une zone abritée (des vents dominants et de l'humidité).

- un hébergement collectif en stabulation
- Une aire d'exercice stabilisée attenante au bâtiment réduisant les zones de boue pour les chevaux qui sont maintenus à l'extérieur.

- Des parois ou ouvertures permettant le curage mécanique de la litière

- des couloirs stabilisés pour les travaux et le passage des machines.
Et sécuriser les pratiques :  
- Il sera préférable de déferrer des postérieurs les chevaux hébergés en groupe.

- Manipuler les chevaux lorsqu'ils sont en groupe par des personnes ayant de l'expérience dans la manutention et connaissant ces chevaux .

- Isoler l'animal à soigner en dehors du groupe dans un espace sécurisé (contention).
 

Alimenter et abreuver le cheval régulièrement

 

Le cheval est un herbivore monogastrique qui, à l'état naturel, utilise l'herbe pour s'alimenter et couvrir ses besoins nutritionnels. Les chevaux au naturel passent en moyenne 16h/jour à manger. (voir Alimentation et bien-être du cheval, voir comportement alimentaire du cheval).  Si le cheval n'est pas à l'herbe, le fourrage doit constituer la base de l’alimentation notamment du cheval hébergé en bâtiment.  La fréquence et le mode de distribution des aliments seront organisés de façon à favoriser un apport régulier réparti sur 24 heures pour assurer une activité d'ingestion lente et continue, limitant d'une part les problèmes intestinaux (ulcères, coliques) et d'autre part l'ennui pouvant entraîner des manifestations de stéréotypies (voir stéréotypies).

  

Distribution de fourrages

Pour le fourrage  
Privilégier le bien-être du cheval avec : Mais rationaliser le travail en :
- un apport de fourrage, (ou accès à l'herbe) régulier voire en continu si possible

- un apport d'aliments au sol, privilégiant la posture naturelle du cheval lors de la prise d'aliments. Les râteliers en hauteur favorisent le pencher de la tête et l'inhalation de poussière ou particules dans les narines. Attention néanmoins si le sol est très sableux :

les ingestions massives de sable avec le fourrage engendrent un risque important d'agglomérat dans le tube digestif (idem en cas de pâturage ras en région sablonneuse) - une litière entretenue régulièrement, en privilégiant la paille (occupationnelle) par rapport aux autres litières.
- Limitant la manutention (couloir commun d'alimentation, râtelier pour grande balle)

- Limitant le gaspillage du foin distribué au sol, avec des équipements tels que « slow feeders », cornadis … Attention :Ne pas utiliser de filet à foin lorsqu'ils sont disposés proches du sol ou à terre pour notamment les chevaux ferrés.

Concentrés

Pour les concentrés  
Privilégier le bien-être du cheval avec : Mais rationaliser le travail avec :
- une mangeoire à hauteur du bras du cheval, qui favorise un port allongé de l'encolure vers le bas pour un bon transit des aliments dans l'oesophage (sans contraction exagérée au niveau de la gorge)

- un espace vital individuel suffisant permettant un accès aux ressources alimentaires pour tous sans concurrence (notamment pour les plus dominés permettant les possibilités d'évitement et de retraite) en logement collectif

- un espace d'isolement dans le boxe (zone sans vis à vis, ni contact) au niveau de la mangeoire pour limiter les agressions pendant les repas.
- des râteliers et mangeoires accessibles de l'extérieur pour faciliter la distribution. (sécurité en plus de rationalisation)

- La distribution automatique permet d'apporter plusieurs repas en petites quantités (meilleure digestion), en réduisant la pénibilité. La surveillance des animaux ne sera cependant pas réduite.

Abreuvement

Pour l'abreuvement  
Privilégier le bien-être du cheval avec : Mais rationaliser le travail avec :
- un accès libre à volonté à de l'eau propre. - un abreuvoir automatique avec système anti-gel

Favoriser l'activité locomotrice quotidienne

 

- En conditions naturelles, les chevaux consacrent 1 à 2 heures sur 24 à se déplacer (soit 4 à 8% du temps). Ils font 6 km en moyenne par jour en se déplaçant et en pâturant.

 L'activité locomotrice quotidienne du cheval est nécessaire à son bien-être et sa santé. Elle favorise la circulation du sang dans tout l'organisme, notamment au niveau des membres qui peuvent s'engorger par manque de mobilité. De plus, un cheval ayant peu d'exercice ou de liberté locomotrice dans sa journée aura tendance à être plus dangereux lorsqu'il sera tenu en main ou monté (plus de mouvements vifs). 

 

Pour l'activité locomotrice  
Privilégier le bien-être du cheval avec : Mais rationaliser le travail en :
- un hébergement extérieur (en plein air) si possible, lui permettant une activité locomotrice libre ou

- une sortie quotidienne (en liberté ou travaillé) pour les chevaux maintenus en boxe (même si la sortie en liberté est plus profitable du point de vue du bien-être).
- disposant d'une surface minimale stabilisée et facile à entretenir (lieu d’affouragement, de manutention, de stationnement en hiver)

- agençant les boxes ou stabulation avec un accès à l'extérieur libre pour les chevaux (ou couloir), limitant la manutention pour rentrer et sortir les chevaux)

Favoriser les contacts sociaux entre les chevaux

 

Le cheval ne doit jamais rester seul, ni au pré, ni à l'écurie.

Animal grégaire, vivant en groupe à l'état sauvage, il a besoin pour son bien-être de contacts avec ses congénères (olfactif, visuel, toilettage mutuel). Il faut privilégier sa compagnie avec d'autres équidés.

Pour les contacts sociaux entre chevaux  
Privilégier le bien-être du cheval avec : Mais rationaliser le travail
- en logement collectif,

• constituer des groupes de chevaux par affinités. Les comportements agressifs seront limités si la hiérarchie est installée au sein d'un groupe stable et si le nombre ou la longueur des mangeoires sont adaptés. - en logement individuel : boxes en face à face permettant de se voir entre chevaux, sortie des têtes à l'extérieur du boxe, système d'ouverture ou de grilles entre 2 boxes. Favoriser la vision à l'extérieur (éviter si possible les grilles de portes de boxe)

- une sortie au paddock à 2 ou individuellement dans des paddocks attenants.
En logement collectif,

• habituer le cheval à la séparation du groupe pour son utilisation ou une manipulation individuelle (maréchalerie, soins vétérinaires, utilisation ...)

• prévoir un espace séparé sécurisé, pour la manutention individuelle du cheval à soigner, à manipuler.

• disposer d'un sas de sortie (passage d'homme)

Apporter de bonnes conditions d'hygiène

Ambiance du bâtiment

 

Pour maintenir une bonne hygiène du bâtiment, il est nécessaire de disposer d'une ventilation adéquate apportant de l'air frais, d'un entretien régulier des litières pour limiter la concentration en ammoniac et le maintien d'une température ambiante proche du milieu extérieur (en zones tempérées).

 

Recommandations extraites de "Housing of horses", Sondergaard et al 2004-Danemark

PARAMETRES RECOMMANDATIONS
Températures La température de l'écurie ne devrait pas être supérieure à 10-15°C.

Pour éviter le gel des abreuvoirs, une température de l'écurie pendant l'hiver de 2°C est recommandée.
Humidité de l'air Un taux d'humidité de l'ordre de 50 à 70% ou une humidité n'excédant pas l'humidité de l'air extérieur de plus de 10% est recommandée dans les écuries.
Vitesse du vent La vitesse du vent dans l'écurie où les animaux sont logés ne doit pas excéder 0,2 à 0,5 m/s
Concentrations des gaz (issus de la dégradation des urines et fèces) dans l'écurie Conc maxi:

CO2- (3000 ppm),

NH3- [ammoniac] (20 ppm),

H2S- [sulfure d'hydrogène] (0,5 ppm)
Poussière- Nombre de particules en suspension La concentration en poussière de l'air de l'écurie ne doit pas excéder 4 mg/m³ d'air.
Lumière et bruit La surface des fenêtres doit correspondre à 5 à 7% de la surface du sol complétée par 2,5 à 3 watt/m² de sol d'éclairage.

Le nombre de décibels ne doit pas excéder 65 dB.
Isolation des bâtiments Dans les écuries isolées (en hiver), la température doit être maintenue autour de 5°C, et l'humidité moyenne ne doit pas dépasser 75%. Cette atmosphère doit être maintenue de préférence sans ajout de chaleur artificielle supplémentaire.

Pour maintenir l'écurie sèche (maximum de 70% d'humidité) lors de températures extérieures froides et pour une température de 5°C à l'intérieur, un renouvellement d'air de 70 m³ par heure est nécessaire pour un cheval de 600kg
Renouvellement de l'air L'air dans l'écurie doit être renouvelé complètement 4 fois par heure, portes fermées en absence de vent. Ceci correspond à 160 m³/heure pour un box moyen de 40 m³. Un volume de 30-70 m³/heure (en hiver) et de 100 à 250 m³/heure (en été) est recommandé pour un cheval en box.

Prévention des maladies

 

Pour les animaux menés en groupe, on veillera à ce que :

  • tous les chevaux aient le même statut sanitaire, c'est à dire pratiquer une prophylaxie régulière et collective, aux mêmes périodes. (voir Vaccinations, Vermifugations).
  • introduire un nouvel animal dans le groupe après un isolement éventuel (quarantaine) et mise à jour des vaccinations et des vermifugations.
  • disposer d'un boxe d'isolement pour les animaux malades ou ayant besoin de soins spécifiques (sans aucun contact avec ses congénères, même à travers des barreaux).

  

Synthèse Incidences du type de logement sur le bien-être du cheval et la pénibilité du travail

 

 

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