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Le Baudet du Poitou

Niveau de technicité :

Auteur : UPRA Mulassières du Poitou

Mise à jour : Juillet 2014

Origine

L'âne paraît avoir pour berceau d'origine l'Afrique du nord-ouest.

De nombreux peuples du Proche-Orient l'ont connu et domestiqué depuis longtemps, et les différentes invasions l'ont amené très tôt en Europe où il s'est surtout développé dans les pays méridionaux.

 

Le Baudet du Poitou semble avoir fait son apparition dès le Xè siècle en France, époque à laquelle plusieurs écrits font déjà état de la pratique de l'hybridation mulassière.

La production de mules à partir de juments, dites « mulassières », et d'ânes a permis à cette dernière espèce de se développer. L'industrie mulassière fut surtout florissante au XIIIè puis au XVIIIè siècle, et le Baudet du Poitou fut largement exporté dans de nombreux pays (Amérique, Pays méditerranéens...) avant de voir ses débouchés intérieurs et extérieurs disparaître rapidement depuis 1950.

Morphologie

 

Le standard du Baudet du Poitou peut se décrire ainsi :

- la robe est bai foncé, pouvant parfois aller jusqu’à la nuance “fougère”, avec le pourtour de la bouche, du nez et des yeux gris argenté bordés d'une auréole rougeâtre ; l'animal ne doit jamais être rubican (à robe semée de quelques poils blancs) ni porter de raie de mulet (bande noire longeant la ligne dorsale du garrot à la queue) ; le dessous du ventre et l'intérieur des cuisses sont très clairs ;

 

- la taille moyenne est de 1,45 m au garrot ;

 

- la tête est grosse et longue, les oreilles longues et bien ouvertes, garnies de poils longs ;

 

- l'encolure est forte, le garrot effacé, le dos droit et long, le rein bien attaché, les hanches peu saillantes, la croupe courte ;

 

- la cuisse est longue et musclée, l'épaule droite, le sternum saillant, les côtes rondes ;

 

- les membres sont puissants, aux articulations très larges ; les pieds, larges et ouverts, sont recouverts de poils.

Zone d'élevage

 

 

 

 

A l'origine, le coeur du berceau de race est la région de Melle dans les Deux-Sèvres.

 

Toutefois, le Baudet du Poitou était élevé dans toute la zone comprenant le sud des Deux-Sèvres, l'ouest de la Vienne, le sud de la Vendée, le nord de la Charente et de la Charente-Maritime.

 

Aujourd'hui, son élevage s'étend à d'autres régions de France et à quelques pays étrangers.

Les effectifs

Tombés à 44 exemplaires recensés en 1977, les efforts conjugués de l‘association des éleveurs, de la SABAUD (association de sauvegarde du baudet du poitou), des Haras nationaux et du parc interrégional du marais poitevin, permettent, dès le début des années 80 de remonter significativement les effectifs.

 

Afin d‘accélérer ce processus et de lutter contre la consanguinité, un croisement continu d‘absorption démarre en 1982 à l‘asinerie nationale de Dampierre sur Boutonne. A l‘échelle de 40 ans, il devrait permettre une remontée des effectifs avec de nouvelles origines.

 

Depuis 2001, un plan d‘accouplement mis au point par le Parc Interrégional du Marais Poitevin, est un outil supplémentaire pour accompagner les éleveurs dans cette entreprise.

Les travaux sur l‘insémination artificielle devraient permettre la reproduction des nombreux animaux dispersés sur l‘ensemble du globe.

 

L’élevage en France (Données SIRE à la date du 16/06/2014)

134 immatriculations enregistrées en 2013 (170 en 2012), soit 20% du total des immatriculations d’ânes.
370 ânesses Baudet du Poitou saillies en 2013 (401 en 2012).
83 Baudets du Poitou en activité en 2013 (87 en 2012).
143 élevages en 2013 (159 en 2012).

  

A consulter pour en savoir plus : Statistiques sur la filière équine

  

L'utilisation

 

Le Baudet du Poitou n'était guère utilisé pour le travail. Il tirait toute sa valeur de son rôle de reproducteur, pour la production de mulets notamment.

Le nombre d'ânesses et de baudets est cependant très réduit, malgré une certaine demande à l'exportation.

 

Un processus de conservation du Baudet du Poitou et une opération de relance de son élevage ont été mis en place par les Haras nationaux, en liaison avec les éleveurs et le Parc Interrégional du marais poitevin.

Ainsi, pour sauver la race, un programme de sauvegarde a été mis en place avec identification des animaux et la création d'une asinerie expérimentale à Dampierre sur Boutonne.

 

Aujourd’hui, il est apprécié comme animal de bât et il n’est pas rare de les voir attelés.

Les manifestations

 

 

 

 

- Le concours national a lieu le dernier week-end d’août à l’Asinerie nationale de Dampierre sur Boutonne (17)



- Une vente annuelle est organisée en novembre

Contact

 

 

Races Mulassières du Poitou (RMP)
2 rue du Port Brouillac 79510 Coulon
Tél : 05 49 76 91 31 / 06 30 70 86 07
www.racesmulassieresdupoitou.com

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