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Le trait Breton

Niveau de technicité : Niveau de technicité 1 étoile

Auteur : Syndicat des éleveurs du cheval Breton

Mise à jour : juillet 2017

Origine


Le cheval Breton actuel est le résultat d'une longue évolution et d'un long travail de sélection entrepris par les éleveurs à partir des variétés anciennes de chevaux indigènes.

De nombreux croisements furent réalisés aux XVIIIè et XIXè siècles en vue d'améliorer ces variétés, le plus célèbre et le plus réussi résultant de l'accouplement d'étalons « Norfolk » importés de Grande-Bretagne et de juments du Léon. De ce croisement naquit le « postier breton » dont la réputation s'étendit dans le monde entier.

 

Morphologie


A l'heure actuelle, le cheval Breton répond au standard suivant :

  • la robe est alezane, aubère, rarement baie ou rouanne,
  • la taille est moyenne : autour de 1,58 m (1,55 à 1,63 suivant les types);
  • la tête est carrée, de volume moyen, le front large, le chanfrein droit, parfois camus, les naseaux ouverts, l'oeil vif ;
  • l'encolure est longue, forte mais bien greffée, légèrement rouée ;
  • le dos est tendu, large et musclé, la croupe large et double, la côte ronde ;
  • l'épaule est longue et oblique, la poitrine profonde ; les cuisses et les avant-bras très musculeux, les canons courts et secs.


Il existe deux types morphologiques : Le trait de formule compacte, le postier plus léger et plus étendu dans ses rayons et ses allures.

Zone d'élevage


Le berceau de race s'étend traditionnellement sur les 4 départements bretons (Finistère, Côtes d'Armor, Ille-et-Vilaine et Morbihan), mais aussi au nord de la Loire-Atlantique et à  l'ouest du Maine-et-Loire. On trouve aujourd'hui le cheval Breton presque partout en France et principalement dans les zones de moyenne montagne du Massif Central et dans les Pyrénées.
  
Aujourd'hui, la notion de « berceau » est dépassée, remplacée par celle de « base de sélection ». Tout produit issu de deux parents Bretons est inscriptible au Stud Book de la race, quel que soit son lieu de naissance dans l'hexagone. Il existe également une procédure d'inscription à titre initial des pouliches et juments issues d'étalons Bretons (père et grand-père ou grand mère maternels Bretons) et ayant satisfait aux formalités de la commission d'inscription à titre initial (conformité au standard de race). Ces reconnaissances permettent de garder une base de sélection importante.

Les effectifs

On recense environ 12 000 chevaux bretons en France en 2015

L’élevage en France


2 358 immatriculations enregistrées en 2016 (2 565 en 2015), soit le quart du total des immatriculations de chevaux de trait
4 173 juments bretonnes saillies en 2016 (4 420 en 2015)
3 908 juments saillies pour produire du breton en 2016 (4 122 en 2015).
535 étalons bretons en activité en 2016 (570 en 2015)

Données SIRE à la date du 04 juillet 2017

A consulter pour en savoir plus : Statistiques sur la filière équine

 

L'utilisation


Doté d'allures énergiques et d'une remarquable docilité, le Breton, en particulier la variété « postière », est le cheval d'attelage de loisir idéal utilisé par des professionnels avertis comme par des amateurs pour la compétition et le tourisme attelé.

A la différence d'autres races de trait, le Breton n'a jamais cessé d'être attelé. Il est encore employé en agriculture pour des travaux de précision en culture légumière.

Disséminés en petites unités d'élevage (une à trois poulinières), les chevaux bretons sont l'objet de soins attentifs de la part de leurs éleveurs. Eduqués dès leur plus jeune âge, les poulains bretons feront preuve toute leur vie de beaucoup de familiarité et d'une grande gentillesse.

Les leaders de race

Deux étalons issus de la jument NINON, née en 1957 : VAR VELLA (1965) et ARGUELLA (1966) ont particulièrement marqué l’élevage breton moderne en laissant, à eux deux et en lignée paternelle, pas moins de 24 fils et 110 petits fils étalons.

Puis c'est l'étalon NIREE (né en 1979 par Var Vella et Idole par Sultan), dont la production reste encore de nos jours la plus remarquée, qui devait ensuite marquer fortement l'élevage des années 90, à coté de géniteurs issus d'autres lignées tels que ICI LANDI (1974), NORGANT (1979) et RITON (1983). Ces deux derniers, fils de GOUEDIC, des produits d’une grande qualité.  
 

Quelques années plus tard, c'est la descendance de l'étalon ANVERS (1988) qui devait être appréciée, au travers de nombreuses pouliches de qualité, mais aussi de ses fils GLOMEL & GABARIT (1994) ainsi que JACKSON (1998).

Contact

Syndicat des éleveurs du cheval Breton

30 rue Georges Clémenceau
BP 30407
29404 Landivisiau Cedex
http://www2.cheval-breton.fr/

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