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Auteur : F. Grosbois
Màj Juillet 2010
Les contrats peuplent notre quotidien, de l’achat d’une baguette de pain à la location d’une habitation, en passant par la mise en pension de notre poney, âne ou cheval préféré !
Le code civil définit le contrat comme « une convention par laquelle une ou plusieurs personnes s'obligent, envers une ou plusieurs autres, à donner, à faire ou à ne pas faire quelque chose ». (article 1101)
Cette définition est très large et d’autres fiches aborderont les particularités de certains contrats, notamment le contrat de pension, d’entraînement ou de saillie.
De nombreuses conditions de validité sont communes à tous types de contrats. Elles vous sont présentées ici.
« Quatre conditions sont essentielles pour la validité d'une convention : Le consentement de la partie qui s'oblige, sa capacité de contracter, un objet certain qui forme la matière de l'engagement, une cause licite dans l'obligation ». (Article 1108 du code civil)
Le consentement est la condition première de tout contrat et il doit donc être sans défaut. Il ne doit pas résulter d’une erreur de l’acheteur sur un élément essentiel du contrat, ni être obtenu par la violence, ni enfin être extorqué par le biais de manœuvres destinées à tromper son cocontractant (dol).
Toute personne est en principe « capable » au regard de la loi, sauf si une disposition en dit le contraire. C’est le cas des mineurs, à moins qu’ils n’aient été émancipés, ou des personnes majeures qui sont protégées par une tutelle ou une curatelle.
Lorsque l’on conclue une convention il est nécessaire de savoir avec précision sur quoi elle porte : s’agit-il de louer, d’acheter, de mettre en dépôt ? Quelle est la quantité de biens concernée ? Quelle est sa nature ? etc. …
Il est obligatoire de pouvoir répondre à ces questions pour considérer qu’il y a un contrat valable.
La cause d'un contrat est son but immédiat et direct, et celle-ci ne doit pas être contraire à la loi. Prendre un cheval en pension dans l’unique but de le revendre illégalement serait par exemple un cause de nullité de ce contrat de pension.
Les contrats, notamment ceux qui peuvent exister dans le domaine du cheval, sont valables qu’il y ait ou non un contrat écrit. Tous les éléments décrits ci-dessous peuvent s’apprécier même lorsqu’il s’agit d’une convention orale. Cependant, en cas de litige, il sera très difficile d’apporter certaines preuves sans avoir rédigé ce que l’on a décidé.
Parfois très détaillé, le contrat peut-être rédigé par toute personne avec un minimum d’indications. La liste ci-dessous n’est pas exhaustive mais vous donnera une base :
Le contrat doit dans tous les cas être daté et signé par toutes les parties, et chaque partie doit en avoir un exemplaire original.
L’importance de l’écrit ne doit pas être négligée. Dans le cas d’une vente par exemple, le fait d’indiquer à quoi vous destinez le cheval que vous achetez permettra de mettre en œuvre la garantie des vices cachés.