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Auteur : O.Feramus, C.Arnaud
Août 2012
Propriétaire, co-propriétaire, certificat de vente, carte d'immatriculation, contrat de vente... cette fiche vous donnera des explications précieuses pour comprendre ces différents termes, les droits et devoirs de chacun, ainsi que le rôle et l'importance de chaque document.
Il s’agit du document fourni par l’Institut français du cheval et de l’équitation destiné à trois fonctions :
Elle est définie par le Code Civil à l’article 544 qui dispose que «la propriété est le droit de jouir et disposer des choses de la manière la plus absolue, pourvu qu'on n'en fasse pas un usage prohibé par les lois ou par les règlements.»

La carte d’immatriculation est un moyen probatoire. En effet, elle permet de prouver le droit de propriété existant sur l’équidé.
Toutefois, le lien de propriété attesté par la carte d’immatriculation constitue une présomption simple du droit de propriété. Cela veut dire qu’il sera possible d’apporter la preuve contraire.
Par exemple, il sera possible de présenter un contrat de vente, une facture, ou tout autre élément pouvant venir renverser cette présomption en apportant la preuve contraire.
NB : Le Code Civil prévoit à l’article 1341 alinéa 1 qu’un écrit est obligatoire pour toute transaction supérieure à 1500€. Toute transaction dépassant ce montant ne pourra être prouvée que par l’apport d’une preuve littérale et non testimoniale.
Pour l’IFCE, le co-propriétaire inscrit en premier sur la carte d’immatriculation sera titulaire de la carte d’immatriculation.
La raison principale est qu’en cas de carte dématérialisée, le co-propriétaire principal sera le seul à pouvoir imprimer la carte d’immatriculation.
Toutefois, en cas de vente, il devra avoir obtenu un mandat de la part des co-propriétaires pour avoir le droit de vendre.

Ce type de relation peut devenir rapidement conflictuel. La réglementation en matière de copropriété d’équidé est très peu développée et fait l’objet principalement d’une construction jurisprudentielle.
Il est donc fortement conseillé de prévoir un contrat de copropriété adapté aux besoins des copropriétaires et surtout à l’usage prévu de l’équidé. Il faudra penser à prévoir la répartition des frais, la répartition de son usage, la répartition des gains éventuels, le pouvoir de décision son lieu de détention...
Intégrer une clause de préemption obligeant un copropriétaire souhaitant vendre ses parts à les proposer en priorité aux copropriétaires avant de se tourner vers un tiers peut également s’avérer très utile.
A défaut d’aménagement conventionnel, le propriétaire majoritaire n’a pas le pouvoir de céder l’ensemble des parts de l’équidé. Il doit nécessairement obtenir le mandat express de la part de l’ensemble des copropriétaires ou leur signature sur le certificat de vente.
Il faut également rappeler la différence entre le copropriétaire inscrit en premier sur la carte d’immatriculation et les autres (majoritaires comme minoritaires). Seul le premier pourra imprimer la carte d’immatriculation en cas de carte dématérialisée. Par conséquent, il dispose d’un pouvoir assez important.
Le certificat de vente présent au dos de la carte d’immatriculation et le contrat de vente ont le point commun d’assurer une fonction probatoire. Tous deux permettront en cas de litige d’établir le lien de propriété.
Toutefois, il existe une différence majeure entre ces deux actes :
Par ailleurs, les modalités du contrat de vente sont privées et n'ont pas à être transmises à l’IFCE sauf pour prouver la propriété de l’équidé.
Au contraire, le certificat de vente, autrement dit la carte d'immatriculation endossée au verso, doit obligatoirement être transmis par le nouveau propriétaire à l’IFCE sous huit jours à compter de la signature.