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Auteur : Institut du Droit Equin
Juin 2010
Les vices cachés peuvent permettre la résolution d'une vente, selon les circonstances. Voici quelques repères pour mieux les comprendre et en tenir compte lors d'une transaction.
La garantie des vices cachés n’est pas admise d’office par la loi et le juge. Pour l’actionner, l’acheteur doit rapporter la preuve de l’existence d’une convention par laquelle le vendeur et lui ont voulu étendre la garantie aux vices cachés, en faisant de la destination de l’animal un élément contractuel.
Après avoir largement admis l’existence d’une convention tacite permettant d’appliquer quasi-systématiquement la garantie des vices cachés, la Cour de cassation a rappelé, par deux séries d’arrêts de 2001 et 2002, que l’intention des parties pour déroger aux règles du Code rural, et donc étendre la garantie aux vices cachés, devait être clairement exprimée.

Selon l’article 1642 du Code civil, le vendeur n’est pas tenu des vices apparents et dont l’acheteur a pu se convaincre lui-même. La notion de vice apparent est diversement appréciée puisqu’un vice peut être apparent aux yeux d’un professionnel averti et totalement caché pour un profane.
Il faut que le vice caché rende le cheval inapte à discipline à laquelle il est destiné au vu du contrat de vente.
Sur ce point, les techniques vétérinaires vont parfois poser problème en fonction de leur évolution. La preuve de l’antériorité n’est pas toujours facile à rapporter pour l’acheteur.

Outre la difficulté à démontrer l’existence d’un vice caché, ce qui pose souvent problème est la preuve de la convention qui permet la mise en œuvre de la garantie des vices cachés.
Code civil, articles 1641 à 1649.
Code rural, art. L 213-1 ;
Article L213-1 du Code rural : « L'action en garantie, dans les ventes ou échanges d'animaux domestiques est régie, à défaut de conventions contraires, par les dispositions de la présente section, sans préjudice ni de l'application des articles L. 211-1 à L. 211-15, L. 211-17 et L. 211-18 du code de la consommation ni des dommages et intérêts qui peuvent être dus, s'il y a dol. »