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Auteur : Institut du Droit Equin
Juin 2010
Les vices affectant le consentement sont l'erreur, le dol et la violence. Ces termes sont souvent mal connus. Voici quelques explications pour vous aider.
(Article 1110 du Code civil)
La volonté doit être éclairée au moment de la conclusion du contrat de vente et l’erreur doit être substantielle.
La Cour de cassation dans un arrêt du 27 octobre 1993 a précisé que « les qualités substantielles de la chose s’entendent de celles en considération desquelles les parties ont contracté ».
En théorie, la nullité pour erreur dans les ventes de chevaux est relativement délicate à obtenir car la preuve de l’erreur doit être rapportée par l’acheteur qui, s’il n’a pas établit d’écrit, pourra difficilement prouver quelles étaient les qualités requises du cheval. (Si le cheval n’avait pas été présenté comme ayant ces qualités, le contrat n’aurait pas été conclu.)
(Article 1116 du Code civil)
Le dol est une manœuvre destinée à tromper le consentement de l’acquéreur. Il doit remplir trois conditions :
- être caractérisé par des agissements malhonnêtes,
- être déterminant,
- émaner du cocontractant (vendeur).
Il ne se présume pas et doit être prouvé. En matière de vente de chevaux, les cas demeurent relativement rares puisque l’acheteur doit prouver que le vendeur avait connaissance du problème
(Article 1111 du Code civil)
Troisième vice qui peut affecter le consentement, moins fréquent dans les domaines qui nous intéressent, « La violence exercée contre celui qui a contracté l'obligation est une cause de nullité ».
La violence est appréciée par le juge en fonction de la personne qui la subit. Il ne peut s’agir d’une simple querelle puisque le texte précise qu’elle doit être « de nature à faire impression sur une personne raisonnable, et qu'elle peut lui inspirer la crainte d'exposer sa personne ou sa fortune à un mal considérable et présent ».
Code civil : Article 1109 et suivants.
Article 1109 du code civil : « Il n’y a point de consentement valable, si le consentement n’a été donné que par erreur, ou s’il a été extorqué par la violence ou surpris par le dol. »