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Auteurs : A. Duluard, AC. Grison
La lutte antidopage est essentielle au sein des courses et des sports hippiques. Les contrôles se sont donc intensifiés ces dernières années. Or, lors de contrôles inopinés, il est apparu que dans la grande majorité des cas, la positivité des tests résultait d’une contamination involontaire liée à une erreur ou un dysfonctionnement dans la gestion des chevaux. Cette page fait donc le point sur les bons gestes à adopter pour éviter les «faux positifs».

Le contrôle des médications est essentiel afin d’assurer la régularité de la compétition, de protéger la santé des compétiteurs, l’image des sports équestres, et les intérêts des parieurs.
En courses, la règle du « tout est interdit » est de rigueur. Ainsi, aucun cheval ne doit, à partir de la déclaration de partant dans une course, receler dans ses tissus, fluides corporels, excrétions ou dans toute partie de son corps, aucune substance qui soit une substance prohibée.
Pour en savoir plus, lisez la page « Organisation de la lutte anti-dopage ».

Ces deux catégories de substances doivent être bien distinguées :
Pour en savoir plus :
Les anti-parasitaires stricts, les vaccins agréés et les substances anti-infectieuses sont tolérés, dans le cadre d’une prescription vétérinaire, en réponse à des besoins précis de prophylaxie ou de traitement.
Attention toutefois au mode de présentation : ces substances tolérées peuvent parfois être associées à des substances strictement prohibées par le Code des Courses.
En tous les cas, l’entraîneur est considéré responsable en cas de présence de substance « prohibée » ou « interdite » chez un cheval. C’est donc à lui de veiller à ce que tout soit mis en œuvre pour que le cas ne se présente pas.

Les traitements administrés par voie orale au cheval peuvent laisser des résidus de présence dans la mangeoire et l’abreuvoir. De même, une majorité de substances se retrouvent dans l’urine et les crottins. Un cheval non traité risque ainsi d’être contaminé au box.
Il est donc essentiel de :
Par ailleurs, une attention particulière doit être portée sur le personnel d’écurie. Celui-ci peut en effet contaminer un cheval par des molécules présentes dans les produits pour humain utilisés couramment : traitement médical mais aussi simplement boissons et aliments destinés à la consommation humaine (café, barres chocolatées, …).
Il faut donc veiller à :
Une vigilance toute particulière est aussi de mise envers toute personne extérieure, qui pourrait contaminer un cheval par malveillance ou tout simplement par accident.
L’administration de traitements doit être faite avec précaution afin de ne pas risquer de contaminer les autres chevaux, mais aussi pour s’assurer que les substances seront bien éliminées lors du retour prévu du cheval en course (temps de détection des molécules « prohibées »).
De la rigueur s’impose :

L’alimentation du cheval risque d’être contaminée par des molécules indésirables si certaines mesures ne sont pas prises. Il faut donc :

Les déplacements présentent davantage de risques de contamination. Il faut donc être particulièrement vigilant :
Des possibilités de dépistage volontaire sont proposées, variables selon les circuits de course et de compétition.
Pour les chevaux de course au trot, par exemple, les contrôles suivants sont disponibles.
L’analyse de dépistage est un service proposé aux entraîneurs pour leur permettre de s’assurer de la complète élimination des médications administrées dans le cadre d’un traitement vétérinaire. Une copie de l’ordonnance justificative du traitement doit être fournie. Il n’est pas possible de procéder à la recherche de substances « interdites ».
Attention : le résultat négatif d’une analyse de dépistage ne dégage pas la responsabilité de l’entraîneur en cas de contrôle positif par la suite (le traitement ayant pu être repris ensuite).
Le contrôle volontaire à l’entraînement est proposé afin de s’assurer qu’un cheval intégrant l’écurie est indemne de toute substance « interdite » ou « prohibée ». La demande de contrôle doit être faite par l’entraîneur dans les 8 jours suivant l’arrivée du cheval dans ses écuries.
Le contrôle mis en place est identique à la procédure habituelle de contrôle à l’entraînement.