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Soins courants

Niveau de technicité :

Auteurs : I. Barrier, P. Doligez

Màj Octobre 2013
 

Vous voulez être un propriétaire attentionné ? Apportez les meilleurs soins à votre cheval : vaccinations à jour, vermifugation régulière, calcul de sa ration,… Mais surtout, observez-le pour bien le connaître.

La règle d'or : observer


Vérifier qu’un cheval est en bonne santé est une routine simple de tous les jours, qu’il faut néanmoins prendre le temps de faire.

 

Une fois les habitudes et le caractère de chaque individu connus, il ne faut que quelques minutes par jour pour détecter une éventuelle anomalie, que le cheval vive en box ou en pâturage. Avec l’expérience, tout changement de comportement saute aux yeux.

 

Tout comportement suspect, même anodin de la part du  cheval, doit amener à une recherche de cause et aboutir à une explication sensée de votre part.

 

Si les symptômes persistent, contactez votre vétérinaire sans tarder.

 


Observez-le, pour bien connaître ses habitudes et déceler et différencier ainsi tout comportement suspect…


Malade???
Mais non, tout va bien ! Vous me dérangez pendant ma sieste ! … (©FG/IFCE)
(©P.Lando/IFCE)


L’observer, sans le déranger, vous permettra de mieux connaître ses habitudes.

Au sein d’un groupe, vous décèlerez la hiérarchie installée.

Le pansage

© L. Launay / IFCE

Pour les chevaux vivant au boxe, cette manipulation de 15 minutes environ a pour but de débarrasser la peau, les poils et les crins, de la poussière, des déchets d’aliments, de paille, de sueur séchée, des souillures de crottins, du poil d’hiver, …


C’est de plus, un excellent massage des régions sous-cutanées :

  • il favorise la circulation sanguine,
  • prévient l’apparition des maladies de peau telles que les dermatoses, les parasites externes …



C’est une base importante de l’hygiène du cheval. Il permet aussi :

  • de voir une éventuelle déformation sur les membres, le corps ou la tête,
  • de soigner une petite plaie mal placée (garrot ou têtière par exemple),
  • de vérifier l’état des pieds et de les graisser régulièrement, de contrôler la ferrure.

 Pour prévenir la transmission des maladies, utiliser de préférence du matériel de pansage individuel pour chaque cheval (brosse, étrille).


Le pansage des chevaux vivant en extérieur n’est pas nécessaire car ils se roulent au sol et se constituent ainsi une protection naturelle. Cependant, un pansage régulier permet de vérifier l'état de santé du cheval au pré.

Le pansage est un moment privilégié de contact entre l’homme et le cheval. Sous prétexte qu’il est moins nécessaire lorsque les chevaux vivent en liberté au pré, il ne faut pas pour autant les y abandonner sans soins, livrés à eux même.

Pour les chevaux au pré, il est conseillé de faire leur inspection une fois par jour et de vérifier notamment la tête, les yeux, les muqueuses, les membres, les organes génitaux (poulinière).

 

 

Les pieds

© F. Grosbois / IFCE

 En curant les pieds, vous pourrez constater qu’il n’y a pas :

  • de crevasse ou d’atteinte au niveau des pâturons
  • de pourriture de fourchette 

 

Si le cheval porte des fers, vérifiez qu’ils sont encore en place  (ainsi que tous les clous) ; pour les pieds simplement parés, que la corne ne soit ni trop longue ou trop cassée, et que la paroi est intègre.



Une fois par semaine environ, selon les conditions d'hébergement du cheval et l’état des pieds, il faut les graisser afin d’entretenir une corne souple et perméable. Les pieds seront plus secs et davantage à graisser lorsque le cheval est logé sur une litière séchante (type copeaux) comparée à une litière plus humide (paille).

Le graissage des pieds des chevaux vivant au pré n'est pas nécessaire car la corne se réhydrate avec l'hygrométrie du sol. Cependant le graissage peut d'avérer nécessaire dans des cas particuliers (mauvaise corne, terrain très sec, pathologie). 

 

N’oubliez pas : pas de pied, pas de cheval !



Le maréchal-ferrant doit intervenir toutes les 4 à 6 semaines, parfois plus selon l’utilisation de l’animal et l’état du terrain.

 

Les yeux

© C. Feltesse


Même si les yeux ne font pas l’objet, a priori de « soins courants », il faut être vigilant à toute atteinte, changement de couleur, larmoiement, un œil restant fermé partiellement ou totalement... qui pourraient laisser suspecter une conjonctivite (inflammation de la conjonctive), une kératite (inflammation de la cornée), un ulcère de la cornée, ...

En été, il est recommandé de préserver les yeux des chevaux par le port éventuel de masque, bonnet grillagé … évitant des conjonctivites au traitement long, dues aux insectes.



Attention ! Ne jouez pas les « apprentis sorciers » en faisant de l’automédication. Un produit non adapté à la lésion de l'œil ou périmé peut avoir des conséquences dramatiques sur l’intégrité de la fonction visuelle.
 

Les dents

Les dents de lait comprennent 12 incisives et 12 prémolaires qui apparaissent entre quelques jours et 9 mois d'âge.

Elles sont remplacées par les dents adultes entre 5 et 6 ans. Leur pousse est continue.



Le cheval possède :

  • 12 incisives (pince, mitoyennes, coin).
  • 4 canines (crochets) chez le mâle et les juments dites« bréhaignes ».
  • 12 prémolaires et 12 molaires.

Chez le cheval, les tables dentaires sont inclinés. De plus la mâchoire supérieure peut être légèrement décalée vers l'avant, provoquant l'apparition de surdents sur la première molaire supérieure. Avec le temps, les dents se liment en biseau et forment des pics dentaires (les surdents), qui blessent la langue et les joues du cheval. Celui-ci mange mal, perd de l’état, devient rétif aux embouchures, se défend à la main du cavalier…

 De plus, certains chevaux ont également une prémolaire supplémentaire en avant des autres (dents de loup) qui peut provoquer aussi un défaut de mastication ou/et des blessures aux commissures des lèvres avec les embouchures. Il faudra alors la faire extraire.

Ces signes sont souvent confondus avec du mauvais vouloir alors qu’en fait votre cheval souffre !

 

L’intervention de votre vétérinaire ou dentiste est nécessaire dès le débourrage du poulain, puis recommandée 1 fois par an. Vérifier aussi la dentition de vos vieux chevaux.

Remarque règlementaire:

La dentisterie est un acte vétérinaire, mais le code rural a été modifié (L 243-3, du 23 juillet 2011, 5 oct 2011) permettant "aux techniciens dentaires justifiant de compétences adaptées de pouvoir intervenir sur les équidés pour des actes de dentisterie précisée, sous réserve de convenir avec un vétérinaire les conditions d'intervention".

 

 


© F. Grosbois / IFCE

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