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Les utilisations du cheval en France

Niveau de technicité :

Auteur : REFErences

Janvier 2011

 

Les utilisations du cheval en France sont nombreuses. Cette fiche vous donne un aperçu des multiples utilisations du cheval, et des liens entres les différents segments de la filière.

Une filière diversifiée

Le concept de filière s’applique à un produit connaissant une succession de transformations, réalisées par des acteurs différents, avant de parvenir au consommateur final.

La filière équine a la particularité d’être composée d’activités très diversifiées, qui constituent 4 sous-filières ayant chacune leurs propres produits, leurs propres acteurs et leurs propres clients (voir tableau ci-dessous).

Bien souvent, le cheval est le produit final mais il est également parfois un outil de production. Par exemple, le cheval de course est un produit final pour les propriétaires mais il est également un outil de production pour d’autres produits des courses : paris, spectacles-entrées, reproducteurs, semences...

Si le stade de l’élevage, produisant les équidés par l’utilisation de reproducteurs, est commun à toutes les sous-filières, les utilisations se diversifient ensuite en fonction des segments.

De plus, l’utilisation finale d’un cheval n’est pas toujours déterminée à sa naissance et peut évoluer progressivement au cours de sa vie.


Tableau :
Représentation de la filière équine.

Segment du sport-loisir


Dans ce segment, le cheval est à la fois un produit final lorsqu’il est acheté par un particulier, un outil de production de service en centre équestre ou encore un produit en transformation chez un cavalier.

Ces chevaux restent généralement à l’élevage jusqu’à l’âge de 3 ans avant d’être débourrés à la selle ou à l’attelage. Ils sont ensuite utilisés en compétition, en enseignement, en spectacle, en équitation d’extérieur (de la promenade à la randonnée de plusieurs jours). Chevaux, poneys comme ânes peuvent également être acquis par des particuliers comme animal d’agrément, pour entretenir une parcelle de terrain.

La compétition concerne les trois disciplines olympiques (saut d’obstacles, dressage et concours complet) mais aussi de multiples autres disciplines dont certaines très développées comme l’endurance.

L’équitation d’extérieur est à la fois pratiquée par des propriétaires particuliers et également proposée par des centres équestres, où elle attire en particulier les cavaliers néophytes. L’importance des achats de chevaux principalement destinés à ce type d’activité en illustre le poids.

Segment de la course

Les chevaux de course quittent généralement l’élevage vers 18 mois pour commencer une phase de débourrage et pré-entraînement. Cette courte phase leur permet d’acquérir une condition physique suffisante pour entrer à l’entraînement.

Les courses de trot sont réservées aux chevaux de races de trotteurs français ou étrangers. Cette discipline offre des carrières relativement longues, les trotteurs pouvant courir jusqu’à l’âge de 10 ans. Les courses de galop (plat ou obstacles) concernent principalement les chevaux de races Pur sang et AQPS (Autre Que Pur-Sang) bien que certaines courses soient réservées aux races Arabe et Anglo-arabe. Les carrières en plat commencent généralement à deux ans et sont relativement courtes puisqu’elles se terminent après quelques saisons de courses. Les chevaux de courses d’obstacles démarrent leur carrière plus tard, généralement vers 4 ans, et parfois jusqu’à l’âge de 10 ans et plus.

A la fin de leur carrière, les chevaux de course intègrent si possible la filière sport-loisir, les sociétés mères agissant en faveur de leur placement pour d’autres utilisations, sinon la filière viande. Les meilleurs sujets seront utilisés comme reproducteurs dans la filière course.

Segment de la viande chevaline et du lait

Les chevaux de trait produits en France pour la boucherie sont principalement exportés avant 18 mois pour être engraissés à l’étranger, majoritairement en Italie. Les chevaux abattus en France sont essentiellement des chevaux adultes dont la qualité de viande correspond mieux aux attentes du consommateur français. Ces animaux sont soit des chevaux réformés d’une autre utilisation antérieure (course), soit des chevaux importés vivants pour la boucherie et provenant principalement d’Europe occidentale.

Une petite production d’ânes de boucherie est également destinée à produire de la charcuterie.

D’autre part une filière lait de jument et d’ânesse se développe en France, même si elle est encore marginale. Sa valorisation est double, à la fois alimentaire et cosmétique. Les juments utilisées sont le plus souvent de races de trait (Comtois, Auxois) ou des ponettes (Haflinger).

Segment du travail

Depuis quelques années, les chevaux de travail réapparaissent en ville, pour faire de l’entretien (collecte d’ordures, arrosage d’espaces verts), de la surveillance montée (brigades équestres) ou pour le transport de citadins. En campagne, la traction animale est utilisée pour le débardage ou pour d’autres travaux agricoles (travail dans les vignes).

L’utilisation d’ânes bâtés reprend de l’importance en France, opportune pour accompagner aussi bien les randonneurs pédestres que les bergers en estive.

Les utilisations sociales du cheval comme médiateur éducatif sont également en croissance, notamment pour aider à la réinsertion de personnes en difficultés ou à la socialisation des handicapés mentaux ou physiques.

 

Voir aussi

Liens vers des pages sur un thème proche

Disponibles à la librairie

  • Annuaire ECUS 2013
  • Panorama économique de la filière équine

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