
Les indices 2002-2008 sont disponibles en bas de cette page.
Vous trouverez ci-dessous les conditions pour la prime PACE.
Le monde de l’endurance équestre français a été consulté en 2003 par les Haras nationaux sur ses souhaits en matière de recherche. Les éleveurs, représentés par l’Association du Cheval Arabe (ACA), se sont montrés particulièrement intéressés par les indices de performance puis les indices génétiques.
Le Comité d’orientation Scientifique et Technique des Haras nationaux a donc retenu ce sujet et chargé l’INRA (Institut National de la Recherche Agronomique) d’élaborer ces indices.
A cet effet, et de façon à prendre en compte les attentes des éleveurs, a été mis en place un groupe de travail réunissant la Commission endurance de l’ACA et Anne RICARD pour l’INRA, avec la médiation de Christian DEPUILLE pour les Haras nationaux, l’objectif étant de concilier d’une part le souhait des éleveurs de disposer d’indices porteurs de sens, d’autre part les exigences scientifiques.
Différentes simulations ont été effectuées et les premiers indices de performance sont parus en 2006.
Les indices sont calculés à partir des résultats des compétitions saisis dans FFE Compet (initialement le GICE) transmis au SIRE puis à l’INRA ;
Ces résultats ne concernent pour le moment que les performances existantes dans cette base, c’est-à-dire celles des chevaux courant en France montés par un cavalier français.
Trois critères ont été retenus pour le calcul de l’indice.
a) La vitesse
La vitesse n’intervient directement dans le classement que dans les épreuves à vitesse libre. De ce fait, les épreuves à vitesse imposée sont écartées.
Pour chaque cheval, ce n’est pas la vitesse absolue qui est prise en compte ; c’est la comparaison de cette vitesse à celle des autres chevaux classés.
En outre, cette vitesse est corrigée par le niveau moyen des chevaux ayant couru : ainsi la qualité de la concurrence est-elle prise en compte.
b) Le classement
Il ne s’agit pas de la place du cheval dans le classement, qui est révélée par la vitesse, mais du fait que le cheval a terminé l’épreuve ou non (élimination, abandon…).le cheval classé à une performance brute de 1, le non classé de 0.
Cependant, il est introduit deux corrections, l’une suivant le niveau de difficulté de l’épreuve révélé par le taux de classés, l’autre une nouvelle fois par le niveau de la concurrence.
c) La distance
C’est la distance réelle de l’épreuve qui est retenue, chaque fois qu’elle est disponible pour les courses 2 et 3 étoiles. Pour les épreuves dites « de 90km », c’est cette distance qui est enregistrée.
d) Correction pour les effets d’environnement
La seule correction apportée est l’effet de l’âge.
Par exemple : Les jeunes chevaux courent moins vite mais sont classés plus souvent que les chevaux plus âgés.
Pour la moment, il n’est pas apporté de correction pour l’effet sexe ; en effet, un nombre indéterminé mais significatif de chevaux restent enregistrés comme « mâles » alors qu’ils ont été castrés.
Les trois critères retenus (vitesse, classement, distance) donnent lieu à un indice annuel. A chaque indice est associé un coefficient de précision qui tient compte du nombre de performances et de la répétitivité des critères.
Pour les prise en compte des indices élémentaires dans le calcul de l’indice global, Anne RICARD a effectué de nombreuses simulations de pondération dont les résultats ont été soumis au groupe de travail.
La pondération retenue est la suivante : 30% pour la vitesse, 30% pour le classement, 40% pour la distance.
La corrélation entre l’indice global et les indices élémentaires est positive et élevée, ce qui justifie le modèle utilisé.
Si des indices annuels sont calculés, ils ne sont pas publiés pour le moment.
Seul est publié annuellement un « indice de carrière ».
Le premier indice publié en 2006 concernait les épreuves courues de 2002 à 2005 (les résultats antérieurs à 2002 n’étant pas disponibles dans la base de FFE Compet). Notons qu’il manquait un certain nombre de résultats dans les épreuves de 90km en 2002 et 2003 ; désormais les résultats sont exhaustifs.
Les indices sont présentés de façon à ce que 47% des chevaux aient un indice supérieur à 100, 26% supérieur à 110, 13% supérieur à 120, 6% supérieur à 130 et 2% supérieur à 140.
En juillet 2009 ont été publiés les indices « de carrière » intégrant les performances de 2002 à 2008.
Ainsi 5409 chevaux sont indicés (ils n’étaient que 3606 pour l’indice 2002-2005).
Cela représente 265636 sorties en compétition pour 16109 classements.
A – Amélioration des indices de performance.
Le groupe de travail continue à se réunir pour examiner avec Anne RICARD les possibilités d’amélioration de l’indice.
Deux seront apportées dans l’indice de carrière 2002-2009 qui sera publié en 2010 :
a) Causes de non-classement
Le groupe considère que les causes de non-classement n’ont pas toutes le même caractère de gravité, l’abandon étant jugé moins grave que la boiterie, elle même moins grave que le métabolisme.
Le prochain indice intègrera donc une pondération en fonction des causes de non-classement.
b) Performances des chevaux français montés par des cavaliers étrangers.
Lydie LEMMENS, membre de la commission, procède actuellement sur la base de la FEI au recueil des performances des chevaux français montés par un cavalier étranger dans les épreuves internationales courues en France et à l’étranger.
Ainsi, les performances des chevaux vendus à l’étranger, depuis 2002 – souvent parmi les meilleurs – seront prises en compte dans les indices.
Ultérieurement, ont recherchera à intégrer l’effet sexe et à intégrer d’une par les épreuves du cycle des jeunes chevaux de 5 et 6 ans, d’autre part l’ensemble des épreuves à vitesse imposée, si cela est possible (c’est-à-dire en cohérence avec les épreuves à vitesse libre).
B – Calcul d’un indice génétique.
Dès le départ, le principe de calculer un indice génétique (BLUP) a été retenu ; cependant ce calcul a été différé jusqu’à l’amélioration de l’indice de performance sur les deux critères « causes de non classement » et « performances sous couleurs étrangères ».
Ces améliorations étant attendues pour l’indice de carrière 2002-2009 nous disposerons en principe d’un BLUP en 2010.
RAPPEL IMPORTANT :
Les indices publiés ne tiennent compte ni des performances antérieures à 2002 ni – pour le moment – de celles des chevaux français courant sous couleurs étrangères.
Le règlement de la PACE endurance (Prime d’Aptitude à la Compétition Equestre) ne change pas par rapport à 2008. Ce règlement est à lire de façon attentive pour savoir si vous pouvez bénéficier de cette prime pour l’une de vos juments.
Les indices à prendre en compte pour la PACE sont les indices globaux carrière 2002-2008 . Ces indices sont bientôt disponibles dans cette page à la place des indices 2002-2007.
Sont donc maintenues les trois conditions :
Nota important : lorsqu’un cheval a plusieurs indices, pour les périodes 2002-2005, 2002-2006, 2002-2007 et 2002-2008, c’est le plus élevé qui est pris en compte dans le calcul de la PACE
Rappel : les dernières performances prises en compte pour la PACE 2009 sont celles de 2008 ; les performances 2009 ne serviront pour la PACE qu’à partir de 2010.
Pour toutes les juments présentées en 2009 dans un concours de modèle endurance, il n’y a pas lieu de faire de demande, celle-ci étant automatique.
Si le bénéfice de la PACE dépend d’une équivalence, au moins pour partie, il faut faire une demande d’équivalence (voir le point suivant).
Pour les juments ayant obtenu la qualification « modèle » antérieurement, et qui ne sont pas présentées en concours de modèle cette année, il y a lieu de faire une demande sur imprimé spécial, la date limite étant fixée au 15 octobre.
L’imprimé est à envoyer au haras national dont dépend l’éleveur.
Pour les juments dont la qualification résulte, au moins en partie, de performances obtenues par elles-mêmes ou leurs apparentés avant 2002, ou à l’étranger, il y a lieu de faire une demande d’équivalence sur un imprimé spécial, à remplir en double exemplaire :
Nota : les équivalences calculées cette année seront enregistrées sur SIRE sous forme d’indices ; cela permettra, pour les juments dont les conditions de qualification à partir des équivalences ne varieront pas à l’avenir, de ne plus avoir à faire de demande d’équivalence l’an prochain et les années suivantes.