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Courses hippiques

La filière courses correspond au couple produit/marché "parieurs (jeux)/courses" et génère en cela un processus de production type. Son organisation est structurée. La contribution de ce secteur à l'économie nationale est importante pour l'ensemble de la filière équine. L'accompagnement public pour ces acteurs s'illustre dans les domaines sanitaire, génétique et élevage.

Structures et organisation

Les courses en France sont gérées par deux sociétés mères :

 
Elles définissent, chacune dans leur domaine de compétence, la politique de leur discipline et la mettent en œuvre. Pour cela elles assurent :

  • La réglementation (Code des Courses)
  • Le pouvoir disciplinaire
  • La gestion des hippodromes parisiens et des centres d’entraînement.

 
Elles sont réunies au sein de la Fédération Nationale des Courses Françaises ou FNCF aux côtés des représentants des 10 Fédérations régionales des courses représentant les 243 sociétés de courses réparties sur tout le territoire, qui organise 2 300 réunions et 18 000 courses tout au long de l’année. La fédération définit et met en œuvre la politique commune de la filière courses :

  • Calendrier
  • Contrôle antidopage
  • Communication sociale
  • Gestion du fonds commun des courses.
COPYRIGHT NIQUIN V.

Les fédérations régionales des sociétés de courses réunissent en leur sein un conseil du plat et un conseil du trot réunissant les sociétés de courses selon leur spécialité et les professionnels représentés par leur comité régionaux du galop et du trot. Elles assurent en région la coordination technique de l’organisation des courses (calendrier – programme – commissaires – gestion des techniciens...). Les fédérations régionales siégent également au conseil des équidés de leur région.
 
En tant que société mère, chacune de ces deux associations (France Galop et SECF) ayant un statut 1901, réunit en son sein les différentes associations représentatives de la filière.
 
Pour France Galop :

 

Pour la SECF :

 
Les syndicats d’éleveurs peuvent avoir une représentation régionale en fonction de la densité de l’élevage.
 
Pour le galop :

  • ASSELCO pour le Centre-Ouest
  • Le Syndicat des éleveurs du Centre-Est
  • Le Syndicat des éleveurs du Sud-Est
  • Le Syndicat des éleveurs du Sud-Ouest.

 
Pour le trot :

  • UPECT pour le Nord-Picardie
  • GETSO pour le Sud-Ouest
  • Eleveurs du Centre-Est…

Courses et paris

Aux côtés de l’organisation technique des sociétés mères et de la fédération nationale, se trouve le Pari Mutuel Urbain ou PMU ayant un statut de Groupement d'intérêt économique (GIE) réunissant, outre les sociétés mères, toutes les sociétés de courses organisant des courses support d’enjeux nationaux.
 
Le PMU collecte les jeux nationaux à partir de ses 10 000 points de vente en dur (Café tabac, Points courses…) et son service de collecte des enjeux par Internet. Il collecte plus de 9,5 milliards d’euros par an et reverse la totalité de son résultat net (780 M€ en 2010) à la filière contribuant ainsi largement :

  • Aux dotations des courses
  • Au financement des moyens techniques et humains mobilisés pour l’organisation des courses
  • Au financement des investissements sur les champs de courses et dans les centre d’entraînement.
  • A la prise en charge et au financement de la lutte anti-dopage.

 
Depuis 2010, la nouvelle loi sur l’ouverture des jeux en ligne à la concurrence permet à 7 nouveaux opérateurs de collecter des enjeux sur les courses en France et à l’étranger, mais uniquement par Internet, le PMU ayant conservé son monopole historique pour la collecte des jeux sur son réseau en dur. Pour l’instant, la part des jeux en ligne représente moins de 10% des enjeux totaux sur les courses et plus de 80% sont collectés sur le site du PMU.
 
Dans le cadre de cette ouverture des jeux en ligne, afin de se diversifier, de conserver sa clientèle existante et de recruter de nouveaux joueurs, le PMU a obtenu son agrément pour enregistrer des jeux en ligne sur le sport et sur le poker, diversifiant ainsi son offre et augmentant ses ressources dont il continue à verser le résultat net à la filière courses.
 

Organisation des courses et gestion des hippodromes

COPYRIGHT SCOOP-DYGA

Chaque hippodrome du territoire est géré par une société de courses (association loi 1901 dont les statuts sont communs entre toutes les sociétés).
 
Elles sont composées de membres bénévoles et de représentants des socioprofessionnels (éleveurs, entraîneurs…) et sont gérées par un Conseil d’Administration. Elles ont pour mission d’organiser les courses sur leur hippodrome qui, en général leur appartient, selon un calendrier défini par la fédération régionale en concertation avec la fédération nationale et dans le respect des règles définies dans le code des courses. Elles disposent d’un corps de commissaires bénévoles formés et agréés par la Fédération nationale et sont secondés par des techniciens rémunérés, formés et fournis par la Fédération régionale pour toutes les opérations purement techniques (pesées, starter, Photo arrivée…) mais qui doivent être réalisées avec beaucoup de rigueur, étant donné les enjeux financiers et professionnels (jeux collectés, dotation pour les concurrents…).
 
La bonne activité des sociétés de courses et souvent leur bonne santé financière reposent sur une tradition de bénévolat très ancrée dans cette filière.
 
Les dotations des courses sont définies et financées en grande partie par les sociétés mères via le fonds commun en fonction de la discipline, de la catégorie de l’hippodrome et du niveau de chaque course.
 
La collecte des enjeux hippodrome est assurée par des prestataires de services privés rémunérés pour cela (société Carrus, Pari Mutuel Angevin…) et les enjeux Hors Hippodrome (PHH, anciennement appelé PMU tant que ce dernier était seul opérateur) sont collectés dans le réseau en dur par le PMU et sur Internet par les opérateurs agréés par l’Autorité de Régulation des Jeux en Lignes (ARJEL).
 
Les gros hippodromes parisiens (Auteuil, Longchamp, Vincennes, Enghien...) sont directement gérés par les deux sociétés mères et disposent d’équipes permanentes salariées. Historiquement, ce sont les hippodromes qui organisent les courses les plus sélectives et les mieux dotées, même si de gros efforts de « décentralisation » ont été menés avec succès depuis une quinzaine d’années.
 

Contribution à l'économie nationale de la filière équine

COPYRIGHT JEHANNE B./HN

Chaque année, environ 15 000 chevaux pour le galop et 15 500 chevaux pour le trot participent à au moins une course en France. Plus de 500 Millions d’euros sont distribués en dotation de courses, se répartissant en primes pour les propriétaires et primes pour les naisseurs (10 à 20% selon la discipline). Les entraîneurs, les jockeys et le personnel d’écurie perçoivent une rémunération selon un pourcentage de l’allocation perçue par le cheval, définie au niveau national. Les entraîneurs se faisant, par ailleurs, directement rémunérés par les propriétaires pour la pension et le travail des chevaux qu’ils entraînent.
 
Ce système de rémunération illustre bien le système dit « vertueux à la française » où la majorité des dotations de courses provient du résultat net du PMU reversé à la filière et contribue à la rémunération de nombreux professionnels. Il s’agit bien d’une économie source d’emplois qui, il faut le souligner, ne sont pas délocalisables.
 
Il faut cependant noter qu’en termes macro-économique, seulement 50% des frais engagés par les propriétaires (achat du cheval, entraînement, soins, pensions…) sont couverts par les dotations de la filière.
 
Outre les dotations des courses et les primes au naisseurs, le reversement du résultat net du PMU permet de financer le fonctionnement à parité des deux sociétés mères et alimente le Fonds Commun : organe de financement géré par la Fédération nationale des sociétés de courses (FNSC) pour participer :

  • Aux investissements sur les hippodromes de provinces
  • Au fonctionnement des centres d’entraînement collectifs gérés par la filière
  • Aux frais d’entretien des pistes et à l’acquisition de matériel techniques pour le bon déroulement des courses
  • Aux fonctionnement du laboratoire de lutte contre le dopage.

Enfin, les sociétés mères financent via l’AFASEC la formation initiale des jockeys, drivers et personnels d’écurie et la reconversion des salariés de la filière qui le souhaitent.
 

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Les courses générent en France plus de 9,5 milliards d’euros de jeux, dont 75% retournent aux parieurs. L’Etat perçoit, au titre de la fiscalité sur les jeux, plus d’1,1 milliards d’Euros.
 
Depuis le milieu des années 2000, un fonds spécial, le Fonds Eperon, financé par course d’un montant de 9 millions d’euros (12 millions à partir de 2011) permet de soutenir les projets nationaux et régionaux pour les filières sport, loisir et trait, ayant un caractère innovant et structurant. Ce Fonds Eperon est géré par les socioprofessionnels :
 

  • Des courses : France Galop, SECF et Fédération nationale
  • Des territoires : 3 représentants des conseils régionaux des chevaux
  • Un représentant de la Fédération Nationales du Cheval FNC
  • Un représentant du ministère de l’agriculture
  • Une personnalité désignée par les 8 membres ci-dessus.


 
Schéma : Contribution des courses hippiques à l'économie nationale - sources Annuaire écus 2010.
 

Accompagnement de la filière courses

La DNI assure le secrétariat des commissions de stud-book des races de courses (PS, AQPS, Trotteur français, mais également Anglo-Arabe et Arabe) et contribue, avec l’aide du SIRE, à l’analyse des évolutions souhaitées par les professionnels sur le plan génétique sanitaire et administratif. Elle apporte à ces derniers les outils d’aide à la décision dans ces domaines en participant aux commissions élevage des sociétés mères ou des associations d’éleveurs.
 
Elle a, par exemple, contribué à la mise en œuvre du contrôle sanitaire de la monte PS et AQPS par les éleveurs sur le terrain et à l’enregistrement des résultats et des saillies sur Internet pour l’élevage PS et AQPS. Elle a participé avec le SIRE et la SECF aux simulations nécessaires pour estimer l’impact du durcissement des conditions de catégorisation des juments trotteurs français pour limiter le nombre de juments mises à la reproduction.
 
Elle organise, en lien avec la SECF et les régions, le circuit des concours de pouliches trotteuses de 3 et 4 ans chaque année. Elle instruit les demandes d’approbation et participe aux commissions d’approbation des étalons produisant dans le stud-book Trotteur et dans le stud-book AQPS. Elle analyse les comptes des sociétés de courses et instruit les dossiers de demande de subvention ou de bonification d’intérêt auprès de l’organisme de financement qu’est le Fonds commun des courses.