La filière équine comprend le produit cheval, les jeux, le spectacles, les services. Différents acteurs sont représentés en France et contribuent directement à la production ou à la transformation des produits de la filière équine. Dans ce contexte, plusieurs secteurs sont identifiés : sport, courses, loisir, trait et âne. Les tendances générales de la filière équine montrent un secteur d'activités en expansion.
La filière cheval s'organise avec l’émergence progressive d’acteurs et de démarches collectives face aux pouvoirs publics qui assumaient, jusqu’à une date récente, le pilotage de la filière. Des organismes légitimes et pérennes assument des fonctions collectives, comme la représentation associative ou professionnelle des différents groupes d’acteurs, la recherche et le développement, la certification des produits et la définition de normes, l’organisation commerciale de l’offre, l’orientation de la production.
La filière courses hippiques est historiquement organisée et représentée au sein de l'interprofession par des organismes majoritaires : la Société du cheval français (SECF) pour les courses au trot et France Galop pour les courses plates et d'obstacles, la Fédération nationale des courses françaises et le PMU (Pari Mutuel Urbain).
La filière viande s'organise autour d'une interprofession : Interbev'Equin.
L'organisation est plus complexe pour le sport - loisir - travail (trait et ânes), dont les fonctions collectives sont assumées par de nombreuses structures (associations de races, Société hippique française, Fédération française d'équitation, conseil des chevaux).
Le service public accompagne le développement des activités de la filière équine afin que les entreprises évoluent pour organiser et maîtriser l’offre. Des services para-publics et des organismes transversaux contribuent à la recherche et à l'accompagnement des filières agricoles.
Les acteurs de la filière équine
La filière équine est composée d'activités diversifiées, qui constituent 4 secteurs : courses, sport - loisir équestre, travail et viande représentés par leur propres acteurs (organismes et entreprises).
Source 2010-11 : "Panorama économique de la filière équine", édition Haras nationaux
Les financements de la filière équine
Les sources de financements proviennent du retour sur les recettes des paris hippiques, le Fonds Eperon, le budget de l'Etat, les fonds régionaux des collectivités locales ou les financements de programmes européens et la capacité d'autofinancement des organismes et entreprises.
Source 2010-11"Panorama économique de la filière équine", édition Haras nationaux
Créée le 21 octobre 1864 sous l'appellation "Société du Demi-Sang", l'association loi 1901 dite "Société d'Encouragement à l'élevage du Cheval Français" (SECF) a pour mission première d'œuvrer au développement des courses au trot en France et à la protection du Trotteur Français dans sa spécificité. Egalement connue sous le nom de Société du Cheval Français, elle a le statut de Société mère pour les courses au trot en France.
Pour en savoir plus sur la SECF : http://cheval-francais.eu/fr/le-trot-de-a-a-z/qui-sommes-nous-/les-missions-du-cheval-francais-2.html
La Société hippique française (SHF) fédère et représente les différentes composantes de la filière amont du cheval et poney de sport : production, valorisation et commercialisation. Trois grandes directions guident l’action de la SHF :
Rassembler
La SHF réunit tous les acteurs de la production, de la valorisation et de la commercialisation des jeunes chevaux et poneys de sport :
Ce mode de représentation, élargi au sein du Conseil d’administration, donne à la SHF tout le poids et la légitimité nécessaires au niveau national et international pour défendre l'intérêt général et donner les moyens à la filière de se pérenniser.
Structurer
La SHF propose une politique de l’élevage, de mise en valeur et de conservation des jeunes chevaux et poneys, incluant la politique de répartition des encouragements et sa coordination.
La SHF gère les actions de la filière :
Ces développements se font dans le respect des spécificités et des compétences de chaque composante de la filière.
Développer
Forte de la richesse que lui apporte cette unité, la SHF développe son action à trois niveaux :
Et aussi…
Circuits d'épreuves des jeunes chevaux et poneys
La SHF organise des circuits d’épreuves jeunes chevaux et poneys (4 à 6 ans) dans 6 disciplines. Ils couvrent :
INTERBEV est l'Association Nationale Interprofessionnelle du Bétail et des Viandes, fondée le 9 octobre 1979 à l'initiative des organisations nationales représentatives de la filière bétail et viandes.
Son rôle est de défendre et valoriser les intérêts communs de l'élevage et des activités industrielles, artisanales et commerciales de la filière.
Depuis plus de vingt ans, INTERBEV est le reflet de la volonté des professionnels de proposer aux consommateurs des produits sains, de qualité et identifiés tout au long de la filière, et de mieux appréhender les difficultés et mutations du secteur qui constitue l'une des premières activités économiques du pays.
INTERBEV Equins, section viande chevaline d’INTERBEV, a été créée en 2002, dans le but de promouvoir, soutenir et rendre durable le produit viande chevaline.
Ses missions consistent à :
Pour en savoir plus sur INTERBEV : www.interbev.fr
Pour en savoir plus sur INTERBEV Equins et ses actions :
www.interbev.fr/francais/presentation/interbev_equins/index.html
Pour en savoir plus sur la viande chevaline : www.viande-chevaline.fr
1. Effectifs d’équidés présents en France
- 900 000 équidés présents en France dont 50 000 non encore identifiés
- Fin 2008 : 1 080 000 chevaux pucés enregistrés dans la base SIRE, dont 850 000 encore vivants et stationnés en France,
- Effectif en augmentation de 20 000 équidés en 2009.
Structures détentrices d’équidés
- 460 000 équidés résident dans des élevages, dont 310 000 font partie de la filière sport-loisir (220 000 chevaux, 50 000 poneys, 40 000 ânes), 80 000 chevaux voués aux courses de trot ou de galop et 70 000 chevaux de trait.
- 190 000 équidés sont détenus dans des centres équestres pour l’enseignement ou la compétition, en pension ou appartenant au club.
- 30 000 équidés sont à l’entraînement dans les écuries de courses
- 200 000 équidés, dont 20 000 ânes, sont hébergés chez des propriétaires particuliers
Utilisations des équidés
- 720 000 équidés (200 000 poneys, 435 000 chevaux de sang, 20 000 chevaux de trait, 60 000 ânes) sont destinés aux activités de sport-loisir. Ils sont majoritairement issus de cette sous-filière mais sont également des chevaux réformés d’autres activités. 60 000 chevaux de races de course et 20 000 chevaux de trait sont utilisés en activités de sport-loisir.
- L’effectif de chevaux présent dans la filière course représente 110 000 têtes, dont 27 000 déclarés à l’entraînement.
- 70 000 chevaux de trait principalement destinés à la viande
2. Races d’équidés en France
- 51 races d’équidés reconnues en France, d’origine française ou étrangère :
- 23 races de chevaux de sang
- 11 races de poneys
- 10 races de chevaux de trait
- 7 races d’ânes
- 11 races étrangères non gérées en France mais pour lesquelles existe une convention entre l’IFCE et le berceau de race étranger.
3. Entreprises liées au cheval
Les entreprises agricoles d’élevage
- 35 000 élevages en France, de petite dimension, produisant surtout des chevaux de selle ou de trait, majoritairement situés dans l’ouest.
Les autres entreprises
- 7 000 structures agricoles liées aux pratiques de sport-loisir (5 000 centres équestres, 1 500 à 2 000 fermes équestres ou écuries de propriétaires)
- 3 000 écuries de chevaux de courses (2 800 licences d’entraîneurs délivrées par les sociétés mères)
- 1 300 associations organisatrices de manifestations et 1 000 associations contribuant au développement des pratiques équestres en France
- 8 000 entreprises prestataires à l’activité plus ou moins liée au cheval (4 000 cabinets vétérinaires, 1 300 entreprises de maréchalerie, 3 300 entreprises dont 1 900 liées à l’alimentation du cheval et 1 400 à l’équipement du cheval et du cavalier)
- 10 000 établissements chargés d’enregistrer les paris sur les courses.
4. Une filière génératrice d’emplois
- 50% d’emplois liés aux courses
- 45 430 emplois directs, dont :
- 39 400 emplois agricoles : plutôt jeunes, avec un fort turn over et en cours de féminisation
- 6 030 emplois non agricoles, au contact du cheval (activités vétérinaire et maréchalerie)
- 29 290 emplois équivalents temps pleins indirects, dont :
- 23 040 ETP non spécifiques au cheval, en particulier lié »s à l’enregistrement des paris sur les courses
- 6 250 ETP au sein des organismes publics et socioprofessionnels.
Les tendances générales de la filière équine sont régulièrement restituées par l'Observatoire économique et social du cheval. Pour connaître la conjoncture actuelle de la filière cheval, cliquez ici
Pour en savoir plus sur la composition, les prix et l'emploi dans la filière équine, consultez la page statistiques et économie et études thématiques : http://www.haras-nationaux.fr/information/statistiques-et-economie/etudes-thematiques.html