
Que ce soit pour la randonnée, la pratique en club, ou le sport amateur, le secteur du loisir est en plein essor ces dernières années. Cette tendance forte a fait émergé de nouvelles attentes et préoccupations chez les utilisateurs et les acquéreurs. Conscients des enjeux de développement de ce marché, les Haras nationaux mobilisent leur expertise et promeuvent différents outils à son service.

L'utilisation du cheval a varié au cours des siècles. D'abord chassé pour sa viande, il sera utilisé pour les guerres, les travaux aux champs ou le transport par la suite. Dans les années 1950, le cheval devient sportif. Puis, émerge une demande pour le cheval de loisir. Le cheval est une vraie promesse d’avenir dans les loisirs des français, porteur d’activités, d’emploi et de vitalité dans les territoires.
Loin d’être une activité réservée à une élite, image qui lui reste encore parfois attachée, l’équitation est aujourd’hui la troisième fédération sportive en France derrière le football et le tennis avec 650 437 licenciés. C’est le premier sport féminin (8 cavaliers sur 10 sont des femmes). Il convient d’ajouter à ces équitants - l’ensemble des pratiquants non licenciés. Au final, la France compterait 2.2 millions de cavaliers pratiquant régulièrement, (au moins une fois par semaine) à occasionnellement (une fois par an).

L’équitation de loisir s’est développée au départ avec des chevaux qui, initialement avaient été produits dans le but de réussir en sport ou courses, mais n’atteignaient pas les résultats escomptés. Les reformés des courses et du sport ont donc beaucoup alimenté le marché du loisir, dans des centres équestres ou chez des particuliers, parfois au détriment de la sécurité de leur nouveaux cavaliers !
Aujourd’hui encore, l’offre reste en décalage avec la demande. La production française demeure globalement davantage orientée vers le sport que vers le loisir avec pour les éleveurs l’espoir de vendre a des prix élevé. Dans les faits 70 % des équidés sont acquis pour le loisir, l’instruction ou : la compétition club et 20 % pour le niveau amateur et pro (P. Heydemann, 2006). Il en résulte un décalage entre l’offre et la demande..
Les choses ont évolué cependant avec l’émergence de certaines races françaises ou étrangères qui se sont développées autour d’une sélection et d’une image qui privilégient la facilité d’utilisation et le comportement. C’est le cas par exemple des mérens, Haflingers, camargues, fjord, Henson, barbes, et des principales races américaines etc.
Le caractère et le comportement du cheval représentent les principaux critère d’achat des cavaliers de loisir devant les considérations de modèle, de race ou de prix. Les équitants sont à la recherche de plaisir et de complicité avec leur monture, ils cherchent majoritairement des chevaux clés en main. Le tendance concerne aussi bien sûr l’équitation sur poneys qui s’est énormément développée ces dernières années.
Un enjeu fort pour la filière cheval française d'aujourd'hui est donc d'organiser une certaine transparence et de structurer le marché du cheval de loisir de façon suffisamment convaincante pour que l'aval et l'amont y trouvent un point de rencontre.
Conscients de ces enjeux de développement, les Haras Nationaux mobilisent leur expertise et promeuvent différents outils au service de la filière loisir :